Le trésor de Sijena : 44 pièces exceptionnelles datant du Moyen Age et de la Renaissance et qui inclut des cercueils de bois entièrement peints, des hauts reliefs d'albâtre du XVIème siècle, des retables et une vingtaines de toiles.

Un trésor inestimable par sa qualité et qui se trouvait jusqu'à hier dans le musée épiscopal de Lérida, en Catalogne alors qu'il provenait à l'origine du monastère de Sijena, d'où le nom du trésor, en Aragon. C'est-à-dire la région d'à côté.

Voilà des années que l'Aragon réclame le retour de ce trésor au monastère de Sijena. Des années que la ville de Lérida résiste à cette restitution intra-espagnole. Après tout, dit-elle, ces œuvres ont été achetées et pas volées.

Il n'est plus en Catalogne ce trésor... Alors que cela faisait des années que l'affaire trainait en justice, tout à coup, un tribunal aragonais ordonne la restitution immédiate des 44 œuvres à l'Aragon. C'était il y a une semaine. Or le moment est particulièrement mal choisi.

On est en pleine campagne électorale en Catalogne. Une campagne cruciale pour l'avenir de la région mais aussi du pays tout entier. Une campagne qui s'achèvera dans 9 jours pour l'élection d'un nouveau parlement en Catalogne. Tout est sensible.

Immédiatement les indépendantistes se sont emparés de l'affaire : on veut « dépouiller la Catalogne de ses biens culturel », les 44 œuvres de Lérida deviennent un « butin de guerre » de Madrid et surtout on appelle à manifester.

Il y a eu des échauffourées ?

Tout à fait, hier soir les policiers ont dû affronter des centaines de manifestants qui tentaient d'empêcher le transfert. Mais les 43 œuvres du Trésor de Sijena ont finies par être extraites, chargées dans des camion et transférées sous escorte en Aragon.

Mais il en manque une. Une huile du XVIIIe représentant une Vierge en prière. La questions est donc : a-t-elle été soustraite au trésor ou perdue ? Réponse au prochain procès !

On part au Brésil pour des selfies qui sont très mal passés...

C'était pourtant un gros succès policier : l'arrestation à Rio du chef d'un des gangs les plus sanglants de la ville : Rogerio Avelino da Silva, 35 ans, dit Rogerio 157. Le probl ème, c'est que les policiers et policières se sont presque réjouis trop vite.

Des selfies de membres des forces de l'ordre rigolards avec le Rogerio 157 ont commencé à être publiés sur les réseaux sociaux. Sur certaines de ces photos, le criminel sourit même ! Trop c'est trop : « ce type n'est pas une rock star » ont répliqué des centaines de Brésiliens dégoûtés. Au Brésil, il faut savoir qu'il y a un mort par balle toutes les 10 minutes et à Rio la guerre qui oppose gangs et policiers militaires a fait des dizaines de mort.

L'arrestation de Rogerio 157 n'est donc pas une plaisanterie : « un peu de respect pour les citoyens ordinaires qui ont a subir au quotidien cette violence ». Des selfies qui pourraient coûter chers aux policiers indélicats.

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