On avait tous laissé Detroit défaite par la crise ruinée, avec une population au chômage et surtout déclinante.

Centre ville de Detroit (USA)
Centre ville de Detroit (USA) © Getty / Steve Swartz

On a même un moment pensé vendre les chefs d’œuvre de son irremplaçable musée des beaux-arts, histoire de renflouer l'énorme dette de la ville. Mais ça c'était avant l'élection du nouveau maire, Mike Duggan, élu en 2014. Avec une administration de combat et un caractère de bulldozer, il tente de faire renaître sa ville et sa nouvelle arme, ce sont donc les réverbères.

Mieux éclairer les rues de la ville, c'est ramener le sentiment de sécurité. Avant l'arrivée de Mike Duggan, la ville comptait 88 000 réverbères à ampoule au sodium. La moitié était hors-service, notamment parce que leur alimentation était en cuivre, régulièrement volé par des ferrailleurs.

L'idée a donc été de les remplacer par 65 000 réverbères à LED. Ce qui présente plein d'avantage. D'abord, le câblage est en aluminium, ce qui n'intéresse aucun ferrailleurs du dimanche. Ensuite, les ampoules à LED éclairent mieux et plus longtemps.

Du coup, la municipalité économise 3 millions de dollars par an. Mieux encore, c'est 40 000 tonnes d'émissions de gaz à effet de serre de moins. L'équivalent de 11 000 voitures de moins !

Plutôt que de remplacer un pour un les lampadaires, la municipalité a défini des zones d'éclairages stratégiques : les rues commerçantes à développer, les zones d'habitation à reconquérir, les parcs et le centre-ville.

Et ça marche ! Pour la première fois depuis une dizaine d'années, Detroit s'apprête à publier des chiffres de population en hausse. Tout n'est pas gagné. Il y encore des rues entières abandonnées. Mais la reconquête est en marche et elle a commencé par des réverbères.

Une revue de presse en forme de festival pour Donald Trump.

Qui donne un avant-goût des rapports qu'entretiendra la présidence Trump avec la presse, disons, de référence américaine et qui peut se résumer à un adjectif : exécrable. Commençons par le Washington Post, si vous le voulez bien :

« En laissant lson empire à sa famille tout en restant l'unique propriétaire, Trump continue de prêter le flanc aux critiques qui pourront l'accuser que ses décisions présidentielles restent marquées au seau de ses intérêts financiers personnels ».

Le New York Times : « si quiconque avait l'espoir que la présidence pouvait rendre humble Donald Trump, la réponse était dans la prestation d'hier : il est et restera ce personnage de téléréalité que l'Amérique connait depuis des années ».

Le Los Angeles Times maintenant qui n'a qu'un mot pour le président élu : « entretenir de bonnes relations avec la Russie ne devrait pas être la priorité du futur président Trump : le but d'une politique étrangère n'est pas de faire ami-ami avec une puissance étrangère mais de protéger les intérêts des Etats-Unis ».

Et ce n'est qu'un début...

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