Une vilaine habitude qui consiste à prendre un peu trop ses aises sur les banquettes des bus.

NEW YORK - 24 août : un homme dans le métro new yorkais
NEW YORK - 24 août : un homme dans le métro new yorkais © Getty / Waring Abbott

Imaginez que vous êtes dans un bus bondé pour la Puerta del Sol, par exemple, tous les sièges sont pris, dont celui de ce « caballero » qui écarte ostensiblement ses jambes au point d'occuper un siège et demi. Il a peut-être besoin de s'aérer par cette chaleur !

A partir de maintenant, les femmes présentes pourront lui montrer du doigt le nouveau pictogramme d'un bonhomme rouge les bras et les jambes écartées. Les féministes madrilènes de Microrrelatos Feministas ont obtenu gain de cause.

Tout a commencé par une pétition à succès pour ce groupe... Une pétition qui a rassemblé plus de 11 000 signatures et qui donc a été présenté devant le conseil municipal. Surtout, elles ont fait valoir deux arguments : que combattre le sexisme est une affaire de détails du quotidien comme le « manspreading ».

Ensuite que Madrid ne serait pas la première ville à prendre une initiative en ce sens. New York, en 2014, avait popularisé le même pictogramme dans le métro. Seattle avait, pour sa part, opté pour une pieuvre violette dont les tentacules envahissaient les banquettes.

Mexico a eu une idée un poil plus humiliante : installer un siège doté d'un énorme pénis moulé avec cette explication : « inconfortable, hein ? Eh bien messieurs, ce n'est rien comparé aux harcèlements sexuels dont les femmes sont victimes dans les transports ».
Certains hommes, à Madrid ont réagit ! Ils ont estimé que trop, c'était trop, est qu'il s'agissait d'un cas de discrimination masculine caractérisé. Enfin, le mot « manspreading » a fait en 2016 son entrée dans le Oxford, le dictionnaire britannique en ligne par excellence.

  • Une revue de presse en Egypte

Dans les colonnes d'Al Masr Al Yaoum, l'Egypte d'Aujourd'hui, qui raconte que le Parlement égyptien se réunira mardi pour discuter d'un projet de loi interdisant l'usage de prénoms occidentaux pour les nouveaux nés.

Comment justifier une telle interdiction qui, si la loi passe, imposera des amendes lourdes voire des peines de prison s'il y a récidive ? D'abord, l'hypocrisie : « Lara, Sam, ou Mark sont difficile à prononcer pour le commun des arabes ».

Ce qui est un mensonge, foi d'arabisant ! La vraie raison est évidemment ailleurs : « utiliser des prénoms occidentaux risque d'introduire un changement culturel radical et peut couper nos enfants de leur identité véritable » sous entendu musulmane.

  • Un tour par la presse espagnole, à propos du premier tour de nos législatives

L'éditorial de El País ce matin est sans ambiguïté et parle le « raz-de-marée Macron » et explique que « si la victoire d'E. Macron pouvait s'expliquer par la faiblesse de ses rivaux, celle du 1er tour des législatives montre qu'il n'est pas un président accidentel ».

« L'expérience Macron est désormais celle du pays tout entier : une vague européiste à forte teneur social, à l'inverse des élections britanniques de jeudi, qui elles signifient instabilité et rupture. Macron a de plus renvoyé le Front national à l'insignifiance ».

Pour La Repubblica, en Italie, « Emmanuel Macron s'est répandu sur l'Assemblée nationale » au terme d'une « petite révolution » qui vient de changer toutes les références politiques de la 5ème république ».

C'est aussi une victoire personnelle pour un président qui a su insuffler de la dignité à l'international et de l'optimisme en France. Conclusion de Bernardo Valli, une des vois les plus respectée du journalisme : « le chemin parcouru est désormais exceptionnel ».

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