Pourtant, tout le monde reconnaît qu'elle est indispensable, cette nouvelle carte. Celle qu'on utilise encore aujourd'hui date des années 70 ou 80 du siècle dernier, elle est si facilement falsifiable qu'elle est à l'origine de l'essentiel des fraudes électorales.

L'idée est de la remplacer au plus vite par une pièce d'identité moderne, coulée dans le plastique et avec hologramme inclus. Après plusieurs années de retard, la semaine dernière, le président Ghani et son épouse ont donc été les premiers à l'obtenir.  Mais un détail sur la carte a suffi à déchainer la polémique : sur le devant de la carte en plus de la photo et du nom, ce qui est déjà un problème en soi, les Afghans n'utilisent généralement que leur prénom pour se désigner, figure la nationalité afghane... En fait tout le problème est là au point que les réseaux sociaux le #JeNeSuisPasAfghan fait florès ! Des milliers de posts pour expliquer qu'ils ou elles vivent en Afghanistan mais ne sont pas Afghans.  

Au cours de l'histoire, le terme « afghan » a tendu à signifier « pachtoune », l'ethnie qui a toujours dominé la politique et l'économie locale et qui représente de 30 à 40% de la population d’Afghanistan.  Sauf qu'il y a aussi des Tajiks, des Hazaras, des Ouzbeks : on compte quatorze minorités nationales en Afghanistan qui toutes voient dans cette nationalité « afghane » un complot des pachtounes. Le fait que le président Ghani soit pachtoune n'arrange rien.  

Il suffit de mettre les deux nationalités et le tour est joué et c'est exactement ce qu'ont fait les concepteurs de cette nouvelle carte. Mais second problème : on va pouvoir désormais compter tout le monde une fois la distribution achevée. Le dernier recensement à eu lieu en 1970, il y a presque 50 ans.  Toutes les minorités en ont profité pour gonfler les chiffres et obtenir des postes et des subventions. Or, lorsque les comptes seront connus, adieu veaux, vaches, chevrettes ! Or en Afghanistan, ce genre de conflit, ça s'appelle la guerre et ça dure depuis 40 ans.  

Aux Etats-Unis, Donald Trump aura sa parade militaire

Il a tellement été impressionné par notre défilé du 14 juillet, que depuis des mois, il ne cesse de réclamer au Pentagone sa parade militaire. Et il l'aura ! Le 11 novembre prochain, jour des vétérans aux Etats-Unis, les troupes défileront devant lui et madame.  Le mémo d'organisation vient d'être publié : il y aura de tout : des avions, des hélicos, des blindés légers, des canons, des unités en veux-tu-en-voilà dont les fameux « marines » évidemment. Tout sauf des chars d'assaut ! Ça pas question !  Tout bêtement parce que les rues de Washington n'ont pas été calibrée pour supporter les 55 tonnes des chars Abrams par exemple. Donc le défilé à l'américaine sera un cran en dessous du nôtre, en plus, il pleut et il fait plutôt frisquet en novembre.

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