Le nombre de Juifs français candidats à l'immigration vers la Terre Promise est en plein effondrement.

Le nombre de juifs français candidats à l'immigration vers la Terre Promise est en plein effondrement.
Le nombre de juifs français candidats à l'immigration vers la Terre Promise est en plein effondrement. © Reuters / Baz Ratner

C'est la presse israélienne qui, elle même, parle d'ailleurs d'effondrement. Pour les 8 premiers mois de 2016, 3 452 juifs français ont fait leur « aliya », c'est-à-dire ont immigré en Israël contre près de 6 000 au cours de la même période de 2015.

Pour être tout a fait clair, il s'agit d'un plongeon de 42%. Il faut prendre les chiffres – ceux-là sont officiels – avec prudence. La première raison c'est que 2015 avait été une année exceptionnelle : jamais autant de Juifs français n'avaient immigré en Israël.

En 2015, 7 835 juifs français avaient choisi de quitter notre pays pour Israël. Une augmentation de 10% par rapport à 2014 qui avait déjà été une année exceptionnelle en terme de départs.

C'est simple : en 2015, les Français avaient été le premier contingent d'olim – c'est comme ça qu'en hébreu on appelle ceux qui choisissent de s'installer en Israël – devant les Russes et les Ukrainiens. Rien que cela, c'était un événement.

La peur des attentats a beaucoup joué dans ces départs, d'autant que la communauté juive française a été très durement touchée : des meurtres de Mohamed Merah à Toulouse en passant par la prise d'otages meurtrière au Leader Casher de Paris, sans oublier, il y a 10 ans, le meurtre d'Ilan Halimi.

Mais il y aussi des raisons économiques : la France est « l'homme malade de l'Europe » avec un chômage élevé et une croissance poussive, alors qu'Israël frôle le plein emploi, avec 4,5% de chômage, et jusqu'à récemment un taux de croissance de 3 à 5%.

Du coup, les intentions d'immigration des 500 à 600 000 Juifs français – qui est de très loin la première communauté juive d'Europe – ont explosé : 40% de nos compatriotes juifs songeaient à partir. Cela signifie 200 000 départs potentiels.

Pourquoi cet effondrement des départs ? D'abord parce que ça va moins bien en Israël et un peu mieux en France. Ensuite, les salaires sont tout de même moins élevés en Israël – de 10 à 15% - et le taux de pauvreté bien supérieur à celui de la France.

Ensuite, les diplômes français ont du mal à être reconnus sur place. En clair, si vous êtes dentiste, médecin, il faut beaucoup attendre voire retourner à la fac pour exercer. Il y a aussi le prix ahurissant de l'immobilier : se loger en Israël est presque devenu un luxe.

Enfin, les Juifs français sont très laïcs, à l'image de l'ensemble de la population française. Or ce sont les religieux et les retraités qui font le gros de l'Aliya. Les autres, s'ils partent, préfèrent le Canada ou les Etats-Unis, moins marqués religieusement.

  • Une revue de presse arabe et grecque

Par le Gulf News, un quotidien dubaïote, qui semble triompher en une avec la pose de la première pierre du nouveau délire architectural émirati. Une autre tour, plus haute encore que la Burj Khalifa et ses 830m.

La prochaine n'a pas encore de nom, mais déjà une date de fin de travaux : 2020. Et ce alors que le pays voisin, l'Arabie saoudite est en train d'achever à Djedah une tour d'un kilomètre de hauteur. On dirait vraiment une compétition de cour de récré !

En Grèce maintenant, à la une de To Vima, la liste qui fait trembler les entrepreneurs grecs : une liste de 475 comptes bancaires étrangers, potentiellement non déclarés au fisc grec et généreusement livrée par l'Allemagne. On ne parle que de cela à Athènes.

Enfin, une jolie anecdote à la une du Tiempo, la quotidien colombien : un poète local, Edmundo Diaz, a décidé de rendre hommage à l'amour de sa vie, son épouse Águeda Rincón, en construisant une maison en forme de femme dans laquelle vivre et se lover. Elle vient juste d'être terminée après deux années de travaux et le couple va enfin pouvoir y filer le parfait amour.

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