Elles s’appellent Amakaria et Jakarewãja, elles appartiennent toutes les deux à la tribu des Awa, un peuple dit « incontacté » d’Amazonie.

Les deux indiennes soignées ont préféré rentrer chez elles
Les deux indiennes soignées ont préféré rentrer chez elles © Getty / ?Studio One-One
  • Ce matin, c'est la santé d'Hillary Clinton qui occupe toute la presse américaine

Hillary Clinton a donc une pneumonie. Et comme la presse américaine n'est jamais tendre, ça donne à la une du Los Angeles Times : « jamais des candidats aussi âgés n'avaient prétendu diriger le pays ».

Le Los Angeles Times qui ajoute que la pneumonie est une infection banale, sauf chez les personnes de plus de 65 ans. Or H. Clinton, comme Donald Trump d'ailleurs à 68 ans.

Mais pourquoi avoir menti et d'abord déclaré qu'elle avait eu un coup de chaleur. Pourquoi surtout être sorti de l'appartement de sa fille en déclarant « quelle journée merveilleuse sur New York », écrit le New York Post.

« Maintenant, la santé d'Hillary Clinton va devenir un problème électoral et en plus, les images la montrant s'évanouissant tournent en boucle sur internet ».

Le New York Times en rajoute d'ailleurs une couche, rappelant que Donald Trump avait il y a quelques semaines souligné la fragilité de Mme Clinton. Il va donc falloir maintenant qu'elle publie un bulletin de santé sérieux, ce qu'elle semblait tout faire pour éviter

  • L'histoire de deux indiennes d'Amazonie qui ont choisi la forêt plutôt que la civilisation...

Elles s'appellent Jakarewãja et Amakaria, la première a environ 45 ans et la seconde, à peu près 60 ans. Dans la forêt d'Amazonie, il n'y évidemment pas d'Etat civil.

Toutes les deux appartiennent à la tribu amazonienne des Awa. Une tribu qui compte 400 à 450 membres, dont la plupart vivent dans des villages protégés par le gouvernement brésilien au sein de réserves officielles.

Mais pas nos deux héroïnes. Elles vivaient dans la forêt vierge avec le fils de l'une d'elles et étaient ce qu'on appelle au Brésil, des indiens « incontactés », c'est-à-dire qu'elles refusaient de nous contacter, nous la « civilisation ».

En décembre 2014, les trois sortent de la forêt : ils souffrent de tuberculose et doivent être transférés d'urgence à l'hôpital.

Comme ils sont nus comme des vers, on leur donne des vêtements et on leur propose d'intégrer un des villages Awa protégés par le gouvernement. Les trois sont guéris et semblent s'être habitués à leur nouvelle vie... jusqu'à début août dernier.

Ce jour-là, les deux femmes ont pris la poudre d'escampette, laissant derrière elle le fils de Jakarewãja. Elles n'ont pris avec elle qu'une hache et une machette et leur animaux de compagnie : des oiseaux.

Ce matin d'août, les volontaires de la mission évangélique ont retrouvé sur le chemin de la forêt amazonienne, comme une sorte de message, les vêtements donnés.

Elles ont préféré la forêt et la nudité à la télévision et au christianisme – qui faisait aussi partie du paquet.

Pourquoi n'en parler que maintenant ? Parce que lorsque des indiens « incontactés » nous approchent volontairement, le gouvernement brésilien applique un protocole très strict : l'info n'est communiquée à la presse et au monde que trois semaines à un mois plus tard. Pour éviter le cirque médiatique et surtout, les maladies : lorsqu'ils nous contactent, ces Indiens sont exposés à des virus comme celui de la grippe, ou même le rhume, qui peuvent leur être fatals. Il faut donc vacciner tout le monde.

Les Brésiliens estiment qu'il y aurait encore une centaine de groupes d'indiens incontactés côté brésiliens et peut-être autant côté péruvien. Quant au fils de Jakarewãja qui est resté au village, il a 20 ans et il est tombé amoureux d'une jeune Awa. Alors, il a fait comme tout les jeunes adultes du monde entier, il a préféré l'amour tout court à l'amour maternel.

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