Elles vont si mal qu'une enquête sur leurs finances a été commandée par l'Eglise d'Angleterre, histoire de trouver des solutions pour leur éviter le dépôt de bilan.

Je vous vois d'ici vous demander : comment une cathédrale peut-elle être en faillite ? S'il y a bien des édifices qui ont traversé les siècles, ce sont bien les quarante deux cathédrales Britanniques, comme Françaises, Allemandes Italiennes ou Espagnoles d'ailleurs. Mais là, c'est mal connaître l'Angleterre. En fait, les cathédrales de York, Westminster ou Bath sont des entreprises parfaitement autonomes. Elles ne dépendent économiquement ni du diocèse, ni même de l'Eglise anglicane. Il leur faut donc équilibrer leurs comptes.

Evidemment, ça n'est pas très compliqué lorsque vous êtes une cathédrale célèbre d'une ville touristique et surtout importante. Entre la billetterie – certaines font payer l'entrée – les deniers du culte et les immeubles de rapport qui les entourent, tout va bien.

D'autres n'ont pas cette chance : prenez la cathédrale de Petersborough, par exemple, ses revenus sont si faibles qu'elle a été obligé d'emprunter de l'argent au diocèse, voire de mettre ses quelques salariés au chômage technique. Pour elle, on est à deux doigts du dépôt de bilan ! D'un côté, les Britanniques sont comme les autres Européens : ils vont de moins en moins à la messe, même anglicane. Donc moins d'argent récolté. De l'autre, les frais d'entretien sont gargantuesques.

Et Petersborough n'est pas la seule dans ce cas : la cathédrale d'Exeter est chroniquement déficitaire et en plus, mal gérée par son doyen. Celle de Guildford comptait sur un projet immobilier pour se refaire : c'est raté. Celle de Durham tente de se diversifier dans le petit commerce, mais pas assez vite !

Le billet d'entrée pour la visiter, est tout de même une piste sérieuse. Sauf que c'est compliqué : il faut faire la différence entre les touristes et les fidèles. Alors, certaines de ces cathédrales font preuve de beaucoup d'imagination : par exemple, elles louent leurs travées pour des soirées chics et privées, des mariages, des cocktails, voire des défilés de mode ! Ou encore, elles les louent à la journée pour des tournages.

  • Une revue de presse en Allemagne

L'Allemagne qui reste évidemment choquée par les trois bombes qui ont explosé mardi soir sur le parcours de l'équipe du Borossia Dortmund. Et qui n'en finit pas de tenter de réconforter ses héros footballeurs :

Ca commence à la une de la Frankfurter Allgemeine Zeitung avec ce titre : « Bravo Borussia » : « le fait que les joueurs de Dortmund ait décidé de jouer le lendemain même de l'attaque de leur bus mérite notre plus grand respect ».

« C'était la réponse la plus juste envers ceux qui – mais est-ce une coïncidence – rêvaient de semer la terreur en pleine semaine sainte. Une société libre et ouverte ne doit en aucun cas plier devant les intimidations terroristes d'où qu'elles viennent ».

  • Les Unes des journaux sportifs

WestLine, un quotidien de foot local, c'est à dire de Westphalie, qui, même perdants, rend hommage à « ces braves joueurs de Dortmund » : « hier, ils ont joué pour montrer que la terreur et la haine ne l'emporteront jamais ».

Mais c'est Die Welt qui, à mon avis, propose l'analyse la plus juste en tentant de répondre à cette question : pourquoi viser un bus de joueurs de foot ?

"Les terroristes, en voulant tuer des joueurs, veulent en fait s'en prendre aux fans de foot. Par leur passion du jeu, leur bonheur d'être ensemble, au match ou devant la télévision, les supporters rendent explicitement hommage à notre façon de vivre à l'occidentale et défient courageusement la vision mortifère et nihiliste des terroristes."

Enfin, au chapitre des faits, c'est la Suddeutsche Zeitung qui m'a semblé la plus précise, notamment ex expliquant l'océan de perplexité qui entoure les tois lettres de revendication trouvées sur le lieu de l'explosion.

« D'un coté, il est frappant de constater que le ou les auteurs écrit certaines phrases comme si ils savaient à peine parler allemand alors que d'autres sont grammaticalement impeccables, y compris avec des génitifs au bon endroit ».

Cet attentat marque un tournant : « c'est la première fois, si la piste islamiste est avérée, que des personnalités publiques sont visées. Une intention confirmée par une des lettres qui place « sur la liste de l'Etat islamiste les acteurs, les sportifs des pays de croisés ».

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