Un tiers des places de prison néerlandaises sont vides et 3 000 de plus se videront d’ici 2021.

Une vue extérieure à travers le fil de fer barbelé sur un mur de l'ancienne prison Bijlmer, prêt à être transformé en un refuge de réfugiés à Amsterdam, Pays-Bas, le 13 Juillet ici 2016.
Une vue extérieure à travers le fil de fer barbelé sur un mur de l'ancienne prison Bijlmer, prêt à être transformé en un refuge de réfugiés à Amsterdam, Pays-Bas, le 13 Juillet ici 2016. © Maxppp / REMKO DE WAAL/EPA

Les Pays-Bas ferment leurs prisons les unes après les autres. C'est une situation quasi unique au monde: alors que tous les autres pays se débattent avec une surpopulation carcérale, les Pays-Bas, eux, ont trop de places de prisons. Ce problème est connu depuis plusieurs années, mais il prend de l'ampleur.

Un tiers des prisons néerlandaises sont vides et si l'on continue à ce rythme, en 2021, ce sont 3 000 places de prisons supplémentaires qui seront vacantes. Pourquoi ce phénomène. D'abord et avant parce que la criminalité baisse inexorablement.

En 10 ans, la criminalité – celle qui induit une peine de prison – a baissé d'un quart. Moins de crimes, moins de prisonniers. Mais ça ne suffit pas à faire baisser autant la population carcérale. Encore faut-il que le système enferme moins. C'est exactement ce qu'il s'est passé aux Pays-Bas: les juges préfèrent utiliser la prison en dernier recours, plutôt que d'enfermer à tour de bras. C'est à la fois plus efficace et plus économe des deniers publics: encore une fois, le taux de criminalité a baissé !

Ils sont bien embêtés, les Néerlandais. Parce qu'une prison, ça ne disparaît pas aussi vite qu'une politique carcérale. Que faire de ces énormes bâtiments, souvent situés en rase campagne et entourés de barbelés quand ce ne sont pas des murs de 10M de haut ?

La première idée a été de louer ces prisons vides aux voisins qui, justement, ont eux un problème de surpopulation. La Belgique y a donc envoyé 500 de ses prisonniers qui s'entassaient à plusieurs par cellule de l'autre côté de la frontière. Gagnant-gagnant !

La Norvège a loué pour 25 millions d'euros, la prison de haute sécurité de Norgerhaven. Le contrat de 3 ans précise que le directeur est Norvégien mais les gardiens néerlandais. 242 prisonniers Norvégiens y sont enfermés.

Mais évidemment, ça ne suffit pas. Je rappelle qu'on parle de milliers de places de prisons vacantes. La deuxième idée a donc été de transformer certaines de ces prisons en HLM. Surtout les plus anciennes, qui se trouvent en centre-ville. C'est coûteux et pas simple comme réhabilitation, mais après tout une cellule est une unité d'habitation.

Certaines de ces HLM ont même conservé les très lourdes portes de cellule en guise de porte d'entrée pour les appartements: elles sont blindés par nature, elles ont des œilletons d'observation qu'il a fallu inverser, mais elles sont parfaites!

Enfin, l'actualité est venue au secours des Pays-Bas: ces prisons vides ont été réaménagées pour être transformées en centre d'accueil pour réfugiés. C'est le seul pays de l'Union européenne qui n'a aucun problème pour les héberger et les faire patienter.

  • Une revue de presse qui commence par un journal Dominicain

El Nacional, grand quotidien de République Dominicaine, a bien fait rigoler tous le pays, et le monde, ce weekend, parce qu'il a confondu en une Donald Trump avec son imitateur vedette, l'excellent Alec Baldwin du SNL, l'émission satirique de NBC.

On sait qu'Alec Baldwin fait un Trump remarquable, on sait que Donald Trump a tendance a dépasser sa caricature, mais de là à confondre les photos. C'est comme si l'on retrouvait Morin à la une du Monde. Le journal s'est confondu en excuses.

  • En Grèce: un papier sur les divorces

Un papier de I Kathimerini, le quotidien Athénien, qui explique que, la crise aidant, les couples se défont à un rythme de plus en plus soutenu. Il faut savoir qu'en Grèce, on divorce moins traditionnellement. Les familles sont très intégrées: tout le monde vit avec tout le monde, c'est d'ailleurs une des explications de la résilience des Grecs face à la crise épouvantable qu'ils subissent depuis 10 ans.

Et pourtant, depuis 2010, jamais les Grecs n'ont autant divorcé. Le taux est passé de 22% à 30 voire 32% des mariages scellés souvent dans les 10 dernières années. Reste qu'on est encore loin du taux de divorce français qui est de près de 45% ! Les Grecs n'ont pas encore abandonné leur grand mariage à la Grecque.

  • Une photo à la une d'un quotidien Brésilien

A Folha de Sao Paulo, le grand quotidien de référence de Sao Paulo, la capitale économique brésilienne. C'est un selfie pris dans un bus par une jeune brésilienne blanche, Thauane Cordeiro. Elle porte un turban de batik Thauane.

Ces tissus imprimés sont portés en Afrique en boubous et en turban, cette fois, par les Brésiliennes noires pour rappeler fièrement leur héritage africain. Or si Thauane la blanche porte ce turban, ce n'est par coquetterie, c'est parce qu'elle a un cancer.

Or Thauane a été prise à partie par des femmes noires dans le bus. Des femmes qui lui ont reproché de s'approprier leur héritage culturel. Elle a donc dû se justifier devant tout le monde et, en signe de protestation, publier ce selfie, repris donc par A Folha.

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