Pas n'importe quel portrait : un portrait grandeur nature de Jayalalithaa et surtout dévoilé pas n'importe où : au cœur même du parlement tamoul !

Lors des funérailles de Jayalalithaa en décembre 2016
Lors des funérailles de Jayalalithaa en décembre 2016 © Maxppp / DIVYAKANT SOLANKI

Jayalalithaa est une ancienne première ministre de l'Etat indien du Tamil Nadu. Je rappelle tout de même qu'il y a plus de Tamouls que de Français, puisque l'Etat en question compte 72 M d'habitants. Donc, ce n'est pas n'importe qui Jayalalithaa. En plus, Jayalalithaa était une méga-star du cinéma indien. Lorsqu'elle est morte, en décembre 2016, des émeutes, avec des morts, ont duré plusieurs jours. Et vivante, des fans dormaient toutes les nuits sur son palier, espérant pouvoir la toucher.  

Donc ce portrait se justifie, vu sa notoriété...  

D'autant qu'en plus, son parti et son successeur est toujours à la tête du Tamil Nadu qui, depuis sa mort, a multiplié les hommages, donnant à des écoles, des avenues, le nom de Jayalalithaa... Sans parler des centaines de portraits qui ornent les lieux publics. Tout y irait donc dans le meilleur des monde du culte de la personnalité tamoule si le Tamil Nadu, comme toute l'Inde d'ailleurs, n'était une démocratie. Ce qui signifie qu'il y a un parti d'opposition farouchement opposé à la figure de Jayalalithaa. Et pour une bonne raison en plus : la demi-déesse du cinéma tamoule et plusieurs fois 1ère ministre emblématique du Tamil Nadu était aussi une femme convaincue de corruption et plusieurs fois encore !   

Donc ce portrait est une provocation !  

Exactement, cela fait des mois que le DMK, c'est le nom du parti d'opposition, essaie par voie de justice d'obtenir que le gouvernement du Tamil Nadu débaptise les édifices publics nommés Jalayalithaa et retire tous les portraits d'elle. Le portrait du parlement est donc bien une provocation ! L'idée du DMK est assez simple : on ne peut honorer publiquement que ce qui est honorable, et certainement pas une femme, certes adulée pour ses films, mais qui notoirement corrompue.  

On retourne au Portugal maintenant pour une affaire d'espionnage ! 

C'était le plus mauvais espion d'Europe. Et pourtant, il a occupé des années durant un des postes les plus en vue du contre-espionnage portugais, le SIS, et ce depuis les années 80. Seulement voilà, depuis son divorce, Frederico Carvalhão Gil a perdu pied : Boites du nuit, soirées et nuits arrosées et surtout rencontre avec une belle Géorgienne qu'on imagine beaucoup plus jeune que lui. Commencent alors de nombreux voyages en Géorgie, en Russie, en Albanie... jusqu'à ce qu'on le prenne la main dans le sac...  

A Rome, en 2008, alors qu'il donnait des infos sur l'OTAN contre 10 000 €.

Exactement, mais en pire, c'est que l'enquête a été confondante de rapidité ! Ce OSS 117 portugais était aussi accro à Facebook ! Il postait tout sur le réseau social : ses voyages en Russie, les photos de ceux qu'il rencontrait... Bref, un mine pour l'accusation. Il vient d'être condamné, c'était à la fin de la semaine dernière, à 7 ans de prison ferme. 

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