Son inventeur serait un mathématicien et astronome du Vème siècle – aux alentours de la fin de l'empire romain – nommé Aryabhata.

Le zéro d'origine indienne
Le zéro d'origine indienne © AFP / BOB MARTIN FOR OIS / IOC / OIS/IOC

Il a non seulement, pour la première fois, écrit le zéro – un cercle allongé – mais il s'en est aussi servi pour figurer les décimales.

Ce qui a énormément simplifié les racines carrées ou les calculs au cube ainsi que les algorithmes. Bref, pour tous les Indiens le zéro, c'est l'Inde. Point barre. Or, il se trouve que d'autres revendiquent cette invention...

A commencer par les Mayas. Les Mayas qui représentaient le zéro sous la forme d'une carapace de tortue et qui leur servait pour calculer les cycles astrologiques. Réponse des Indiens: peut-être mais la diffusion du zéro est une affaire Indienne, passée par les arabes puis par l'Europe.

En clair, il est temps d'y mettre bon ordre, surtout en cette période d'hypernationalisme en Inde. En ce moment, le gouvernement de Narendra Modi incite les Indiens à être fiers de leur culture: yoga, médecine ayurvédique par les plantes, sanskrit et donc zéro.

Comment faire ? Il suffit de mettre en place une « task force », une sorte de commando de scientifiques, appelée « Project Zero » et chargée d'étudier les origines du zéro. Parce que si l'histoire a retenu Aryabatha, il n'a pas pu inventer ça tout seul. Des mathématiciens, des philosophes, des astrophysiciens, des archéologues et même des numismates vont donc se réunir dès le mois prochain à « Camp Zéro » pour tenter de percer le mystère des origines de ce fameux zéro.

Les philosophes se pencheront sur les textes anciens bouddhistes et hindouistes qui, eux, ont introduit une forme « préalable » au zéro : le concept de « sunyata », c'est-à-dire de l'absence ou du vide, inventé et décrit au IIIème avant notre ère.

Le problème, c'est que la plupart des textes sont dispersés : ça prendra des années de débusquer le zéro avant Aryabatha. C'est exactement ce que veut Modi : des années d'articles et de chroniques parlant de l'Inde et de son apport au monde !

  • Une revue de presse autour de la crise diplomatique entre la Turquie et les Pays-Bas

Tous les quotidiens néerlandais y vont de leur une où de leur commentaires, à commencer par Het Parool qui ce matin revient sur une manifestation de 250 turcs néerlandais dispersés en plein cœur d'Amsterdam à coups de canons à eau.

Ou encore le Volkskrant avec en « une » le Premier Ministre Mark Rutte qui juge inacceptable les allusions au nazisme d'Erdogan et demande des excuses officielles à la Turquie. Le journal qui ajoute que la tension est loin d'être retombée entre les deux pays.

Enfin, le NRC Handelblatt, mettait en ligne ce matin un papier titré : « les Pays-Bas sont une cible idéale pour la Turquie : plus petite et plus digeste que l'Allemagne et aussi plus facile à perturber, quelques jours avant les élections Néerlandaises du 15 mars.

  • Du côté côté turc

Avec cet éditorial de Hürriyet intitulé : « La Turquie ne s'est jamais retrouvée dans un telle situation ». Un édito inquiet donc : « Il est vrai que les tensions actuelles servent la campagne de l'AKP, le parti d'Erdogan, qui manquait d'enthousiasme jusqu'à présent. »

« Mais, ajoute l'éditorialiste, cette mobilisation nationaliste, la Turquie risque de la payer très cher en terme d'image. Jamais un ministre turc n'avait été ainsi interdit de séjour ou déclaré persona non grata. La Turquie n'avait jamais été traitée de la sorte ».

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