Elle s'appelle Rahama Sadau et elle fait partie des actrices les mieux payées et les plus connues du cinéma nigérian.

Il y a quelques semaines, elle est apparue dans le clip de ClassiQ, une star de la chanson nigériane.

La chanson s'appelle « I Love You » et Rahama Sadau joue le rôle de celle qu'il « love » justement. D'abord elle le repousse, puis minaude, lui lance des regards langoureux et finit par craquer, c'est-à-dire lui prendre la main et... l'enlacer. Pas l'embrasser, l'enlacer.

Le problème n'est pas qu'il l'aime mais qu'il l'aime « one time », c'est à dire « une fois ». En clair : c'est un appel à l'amour libre ! Du coup le gendarme du cinéma nigérian a publié un communiqué vengeur : Rahama Sadau est désormais interdite à vie de films.

Pourtant, les Nigérians ne sont pas prudes à ce point. Vous savez comme moi qu'en quelques années, le cinéma nigérian est devenu le premier producteur de film au monde : plus d'un millier de films par an. Des films qui sortent directement en DVD car il y a très peu de salles dans le pays.

En fait, il y a au moins deux cinémas nigérians : un pour le sud chrétien du pays, en langue yoruba, et un pour le nord musulman du pays, en langue hausa. Les règles de conduite à l'écran sont évidemment beaucoup plus strictes côté musulman.

Or Rahama Sadau est une actrice musulmane du cinéma en Hausa. Partout, chrétien comme musulman, pas question de baisers ou de scène d'amour, mais côté Hausa, on a même pas le droit de se toucher, encore moins de faire l'amour « une fois » !

L'actrice s'est excusée. Mais la leçon de cette histoire n'est pas là : pourquoi le gendarme des moeurs du cinéma en hausa, c'est-à-dire musulman, s'est-il fâché ? Parce qu'il est incapable de contrôler ces centaines de films qui sortent et qu'il est donc ridicule. C'est si vrai, qu'alors que Rahama Sadau vient à peine d'être interdite de tournage, elle est déjà la vedette d'une série intitulée « les fils du Califat » : une série pleine d'intrigues, de trahisons et d'abus sexuels qui se passe... dans le nord musulman.

  • Une revue de presse Africaine, et plus précisément namibienne.

Tout simplement parce que voilà un pays d'Afrique australe immense – Une fois et demi grand comme la France – dont on ne parle jamais. Il faut dire aussi que c'est un des pays les moins peuplés au monde pour une telle superficie : 2,5 millions d'habitants.

Eh bien, à la une du Namibian ce matin, les premiers résultats d'une mesure radicale : l'interdiction des armes à feu à compter du premier novembre. Le problème c'est que ce n'est pas très efficace : jusqu'à présent, seuls 25 fusils et revolvers ont été remis à la police.

A la une du quotidien sénégalais Le Soleil, ce titre « 157 forages réalisés en un an, 81 en cours ». Il ne s'agit pas de puits de pétrole, mais de puits tout court qui apportent l'eau potable dans des régions mal desservies et c'est une excellente nouvelle.

Dans Walfadjri, quotidien sénégalais, hier était jour d'ashoura pour les chiites sénégalais. Or, alors que l'achoura est un jour de tristesse en Iran et en Irak, au Sénégal, on y fait bombance. Les Chiites sénégalais ont transformé le jour anniversaire de la mort de l'imam Ali, le Tamxarit, en fête. On y fait Taajabôon, c'est à dire qu'on y fait la quête pour les pauvres et les chansons qui vont avec. Et ça dure plusieurs jours.

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