La sculpture du président fait rigoler tout le pays.

Le Président Robert Mugabe en juillet 2016
Le Président Robert Mugabe en juillet 2016 © AFP / WILFRED KAJESE
  • La sculpture du président Zimbabwéen fait rigoler tout le pays.

Cette sculpture de 3 mètres de haut, représente le président Mugabe le poing levé. Le problème, c'est que l'artiste qui l'a réalisée, Dominic Benhura, s'est surpassé !

Mugabe qui a plus de 90 ans et est président à vie de ce pays d'Afrique australe grand comme l'Allemagne est sculpté comme un croisement d'une fusée prête à décoller et d'un super héros Marvel. Mais un super héros qui aurait d'énormes lunettes et des babines de castor.

Alors vous pourriez dire que l'artiste zimbabwéen responsable de cette oeuvre manque de talent. En fait, ce Dominic Benhura fait partie des artistes les plus reconnus et exposés du monde de l'art africain contemporain. Donc, ce n'est pas une question de talent. D'autant moins que le président Mugabe, lui, a adoré sa sculpture !

Comment a-t-il pu ne pas voir que cette statue le ridiculisait ? Pour une raison que j'appelle le syndrome de Charles IV. En 1800, Goya, le peintre espagnol, peint la famille du roi d'Espagne Charles IV. Quand il présente le tableau au roi, celui-ci est ravi au point de placer le tableau dans le salon d'honneur.

Sauf que, tous ceux qui ont vu le fameux tableau après lui ont tous eu la même réaction : Goya a peint une famille de dégénérés, tous plus laids et stupides les uns que les autres. Sauf les enfants royaux.

Robert Mugabe a donc été victime du syndrome de Charles IV : il s'est reconnu, a adoré sa sculpture alors que tous les autres ont vu le ridicule. L'artiste n'a même pas besoin de se justifier : il ne cesse de dire qu'il a voulu représenter le président tel qu'il est !

Et ce n'est d'ailleurs pas le seul exemple de sculpture politico-subversive du moment

Tout l'été dans plusieurs villes des Etats-Unis, un groupe anarchiste, Indecline, a déposé des statues de Donald Trump nu comme un vers, tout rose, touffe jaune au vent, souriant et avec un tout petit sexe. Une statue très réaliste de l'artiste Ginger.

En Egypte cette fois, une statue en l'honneur de l'armée égyptienne a du être retirée parce qu'elle représentait une paysanne saisie par derrière par un soldat qui avait tout l'air d'un soudard. Certains y ont lu le viol de l'Egypte par l'armée. Dans le doute...

  • Une revue de presse Argentine.

Avec ce titre en une de Clarín : « le juge Ercolini convoque Cristina Kirshner par être mise en examen et gèle tous ses avoirs ». Celle qui a été la présidente du pays jusqu'en décembre dernier va donc devoir affronter la justice argentine accusée de corruption.

Dans La Repubblica, la suite de l'affaire du dessin de Charlie Hebdo représentant les victimes du tremblement de terre compressées en lasagnes. La commune d'Amatrice, dévastée, a porté plainte en Italie mais aussi en France, « pour que justice soit dite ».

Eh puis, il y a ce reportage incroyable pour nous à la une du Los Angeles Times : ce docteur californien, Robert Sears, à qui les autorités médicales veulent retirer le droit d'exercer la médecine parce qu'il est une leaders du mouvement anti-vaccination. Un mouvement qui prend de l'ampleur dans l'Etat le plus riche et le plus peuplé des Etats-Unis avec d'un côté des milliers de parents qui refusent de faire vacciner leurs enfants et de l'autre l'Etat de Californie qui a légiféré pour les y obliger.

Or n'oubliez jamais que ce qui commence aux Etats-Unis fini toujours dix ans plus tard chez nous, en Europe.

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