L'homme le plus détesté des Etats-Unis

Et il ne s'agit pas de Donald Trump qui continue à parader en tête des intentions de vote côté républicain. Non, l'homme le plus haï d'Amérique a 32 ans, il est gestionnaire d'un fond d'investissements spécialisé dans la santé et s'appelle Martin Shkreli. C'est lui, souvenez-vous, qui sitôt racheté un petit labo pharmaceutique, avait augmenté le prix de leur médicament phare, le Daraprim, de 5 000% ! Un médicament qui est indispensable aux malades du Sida. Et voilà comment on passe du statut de jeune loup aux dents longues à celui d'homme le plus détesté d'Amérique. L'histoire a déjà plusieurs mois et on pourrait penser que devant la bronca mondiale, il aurait changé et fait amende honorable...

Manifestation à New York contre Martin Shkreli
Manifestation à New York contre Martin Shkreli © Sipa/Craig Ruttle

Au contraire, il récidive avec un autre traitement : celui de la maladie de Chagas, qui est une maladie parasitaire, assez commune en Amérique latine, par exemple. L'OMS estime à environ 300 000 le nombre de personnes dans le monde touchées tous les ans par cette maladie et 13 000 victimes par an tout de même. Martin Shkreli a racheté la majorité des actions du labo produisant le seul médicament connu, le benznidazole, et s'apprête à en augmenter le prix de 50 à 100$ le traitement de deux mois à 60 000 voire 100 000$ ! Inabordable pour la plupart des patients.

Et pour être bien certain que l'Amérique ne le déteste pas en vain, Martin Schkreli en rajoute : il vient de s'acheter pour 2M$ l'unique album très très collector du groupe de rap américain Wu-Tang Clan. Il sera donc le seul au monde à pouvoir écouter le titre phare de l'album, Once upon a time in Shaolin . Seul, tout seul, tout seul au monde.

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Revue de presse consacrée à l'issue heureuse de la COP21

Pour une raison toute simple : la presse internationale unanime salue le travail de la France pour cette COP21. Alors on va faire un peu de calinothérapie ce matin parce qu'une fois n'est pas coutume et que ça fait du bien.

Commençons par le New York Times qui titre : « le monde salue les efforts de la France pour parvenir à un accord ». « La France, ajoute le quotidien new-yorkais, a inventé la diplomatie moderne. Elle a montré dans cette COP21 qu'elle était encore maîtresse en la matière. »

Passons au Guardian de Londres : « La COP21 de Paris a dépassé toutes les attentes, démontrant ce que peut obtenir une diplomatie déterminée dans un monde où les Etats sont encore jaloux de leur souveraineté nationale. » En clair, chapeau bas la France.

El País, en Espagne, salue lui aussi « un accord historique ». « A la différence de Copenhague il y a 6 ans, un sommet sans accord, l'ambiance parisienne était à l'euphorie et aussi au soulagement ». La Nación, en Argentine, parle d'un « pas historique pour contrôler des émissions de CO2 catastrophiques ». « L'accord de Paris est remarquable parce qu'il reflète à la fois une forte ambition et la voix des pays les plus vulnérables. En plus, il accélère la transition énergétique et ça, c'est vraiment une énorme avancée ».

Même les Suisses de la Tribune de Genève parlent d'un « résultat sidérant » . A tel point qu’il incite à demeurer vigilant. Un résultat obtenu grâce à « l’élan insufflé par la diplomatie française durant la préparation ». Je vous l'avais dit, ça fait du bien.

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