Au Venezuela, la situation économique est désespérée et la réponse du gouvernement de Nicolas Maduro totalement erratique.

Un garde national vénézuélien surveille les jouets saisis
Un garde national vénézuélien surveille les jouets saisis © AFP / Federico Parra

Cette fois-ci, ce sont les jouets qui font l'objet d'un des nombreux épisodes de ce que le gouvernement vénézuélien appelle une guerre économique contre les spéculateurs et les accapareurs.

De quoi accuse-t-on l'entreprise Kreisel qui est l'un des principaux importateurs de jouets du pays ? De stocker des millions de jouets depuis des mois voire des années pour créer une pénurie et faire grimper les prix des poupées, des peluches et des bicyclettes.

Est-ce crédible cette accusation ?

Oui et non. Oui, parce que quand vous vivez dans un pays où l'inflation approche les 1 000% et que vous êtes entrepreneurs, vous gérez les stocks au plus juste afin de ne pas trop perdre d'argent entre le moment où vous achetez et celui où vous vendez.

Donc, il est vrai que Kreisel livre ses jouets au compte-goutte. Mais par ailleurs, faire des stocks de jouets avant Noël, histoire de ne pas être pris au dépourvu au moment du rush, c'est le B-A-BA du métier d'importateur de jouet.

Autrement dit, le gouvernement Maduro s'est fait de la pub à bon compte. D'autant que la communication est toute prête : un vilain spéculateur préfère priver les petits vénézuéliens de leurs jouets de Noël pour gagner de l'argent.

Mais que va faire le gouvernement vénézuélien de ces 4 millions de jouets ?

Là aussi, la communication est prête : le gentil gouvernement bolivarien va redistribuer lui-même les jouets aux enfants nécessiteux. Le problème, c'est que, dans la réalité, ça ne se passe jamais comme ça au Vénézuéla.

D'abord, le régime va servir les enfants des cadres et les militants du parti, plus les fonctionnaires les plus zélés et enfin l'armée. En clair, il y a fort à parier que le reste des petits Vénézuéliens devront se contenter des jouets de l'année dernière.

Votre revue de presse se concentre aujourd'hui sur un article libanais...

U reportage, pour être précis, de l'Orient-Le Jour. Le quotidien francophone de Beyrouth a envoyé une journaliste à Alep pour recueillir le témoignage des habitants des quartiers Est qui fuient les bombardements.

Mais avant de leur donner la parole, elle constate qu'il y a deux Alep : la partie ouest qui n'a jamais quitté le giron gouvernemental, est à la fête : « on y célèbre la reprise totale et dans le sang des quartiers Est sous contrôle des insurgés par les troupes pro-régime ».

« Au même moment, poursuit le journal, les derniers habitants de l'est sont, eux, en proie aux pires heures jamais vécues jusqu'alors. » De ce côté-là de la ville, on en est même à bénir « Les pluies diluviennes ».

« Parce qu'elles donnent quelques instants de répit aux habitants, empêchant les avions de survoler et, surtout, de viser la zone assiégée ». Enfin, il y a ce témoignage d'un rescapé, Hassan qui explique avec sang-froid qu'il vient de brûler sa maison, pour que personne n'en profite ».

Enfin, juste un sourire pour finir ?

Dans La Repubblica, en Italie, on apprend que le pape François aura 80 ans cette semaine. Devant l'avalanche à venir des joyeux anniversaires, le Vatican a donc créé 8 adresses internet dans 8 langues, dont le latin. Ce qui donne : « Bonus Dies natalis tibi, Pontifex maximus ».

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