Un nouveau genre d'application a été imaginé et se développe au Japon : déjà 15 millions d'utilisateurs ! Leur but : vivre une histoire d'amour parfaite… et parfaitement virtuelle.

Capture d'écran de la vidéo de présentation officielle de "Destined to Love: Ikémen Samurai Romances" (14/02/2017)
Capture d'écran de la vidéo de présentation officielle de "Destined to Love: Ikémen Samurai Romances" (14/02/2017)

Un Ikamen, c'est un beau gosse à la japonaise : attentionné, délicat, un peu fou mais brûlant de passion. Pour assouvir ce fantasme très japonais, un nouveau genre d'application pour smartphone a été imaginé, au croisement des mangas et des Tamagotchi, ces petits animaux virtuels que l'on nourrissait en appuyant sur des boutons dans les années 1990.

Il s'agit d'une histoire d'amour parfaite et surtout parfaitement virtuelle entre vous et un beau samouraï tout droit débarqué du XVe siècle. On vous envoie en moyenne cinq chapitres ou actualisations quotidiennes.

Dans cette histoire, pas de séparation, de trahison, de mauvaises surprises...Jamais. Un Ikamen ne vous abandonne jamais et son amour est infini, sa dévotion aussi ! Quinze millions de Japonaises ont déjà téléchargé ces histoires d'amour à l'eau de rose, pour se distraire après le travail ou dans les transports.

Car ce sont des Femmes qui créent les personnages et écrivent les aventures avec par exemple le fier lieutenant Toshizo Hijikata aux yeux mordorés ou Kogoro Katsura, le rebelle en kimono, ou encore Hajime Saito, le samouraï serein.

Destined To Love est le jeu d'amour et de hasard le plus téléchargé au Japon. Près de cinq millions de Japonaises joueuses et amoureuses s'y adonnent. Parce que, comme elles le disent elles-mêmes, à la fin on s'attache.

En fait, c'est une histoire qui ressemble beaucoup à ce que les études sociologiques disent du Japon. Un tiers des jeunes Japonais auraient par exemple renoncé à avoir une relation, y compris sexuelles : trop d'efforts, trop de pression, trop de dépenses.

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Alors, va pour des amours virtuelles sur portable qui existent aussi pour garçon, avec un contenu plus érotique.

Revue de presse canadienne

En cherchant quelque chose d'intéressant à raconter sur la visite de Justin Trudeau aux Etats-Unis, je suis tombé sur cet article du quotidien La Presse de Montréal: des propriétaires d'appartements loués inquiets par la prochaine légalisation du cannabis.

Du coup, ils ont décidé de frapper fort: l'association qui les regroupe conseille de modifier le bail pour y ajouter une clause: interdiction absolue de fumer des joints à l'intérieur comme sur le balcon.

En fait, avant la loi, comme le cannabis était illégal, il suffisait d'appeler la police pour que le problème soit réglé. Mais après la légalisation, comment faire? En ajoutant le cannabis aux interdits, ça donne un bon moyen aux bailleurs de résilier le contrat.

Revue de presse espagnole

Avec une décision spectaculaire: la démission collective de 3 des plus hauts dirigeants de la Banque centrale espagnole. Après enquête, ils ont été inculpés dans une sombre histoire de connivence bancaire au pire moment de la crise. Ils paient aujourd'hui.

Dans la Repubblica Italienne, je suis tombé sur un reportage incroyable sur un homme qu'on appelle le roi du Pô. A lui tout seul il construit avec des bouts de bois, au bord du Pô, une immense cabane - cathédrale... pour les enfants. Il s'appelle Alberto Manotti et son enchevêtrement de branches nues, de buches et de traverses en bois clouées les unes aux autres est indescriptible. Une sorte de facteur cheval Italien mais qui aurait perdu les plans de sa construction. Poétique je vous disais.

Dans la presse Turque

Dans les pages du quotidien Hürriyet, le terroriste Abdulkadir Masharipov, qui a tué 39 personnes et blessé 65 autres à la boîte de nuit Stambouliote Reina, la nuit de la Saint Sylvestre, a demandé qu'on lui applique la peine de mort. Le quotidien a aussi réussi à se procurer ses déclarations devant la police : « je voulais tuer des Chrétiens sur la place Taksim. Mais comme il y avait trop de policiers, je me suis rabattu sur la boîte Reina.

Il a été constamment conseillé par un certain Abu Cihad, quelque part entre la Syrie et la frontière turque qui semble l'avoir exalté sur Internet et l'avoir comme téléguidé, avec photos à l'appui, de la boîte jusque quelques minutes avant l'attaque.

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