On part en Russie, mais pour raconter l'histoire tragique d'un ouvrier nord-coréen...

Cela s'est passé le 1er janvier dernier, mais les journaux sud-coréens n'ont réagi que ces derniers jours : on ne connaît pas son nom mais son histoire tragique a ému tout le pays en cette période de fortes tensions entre Corée du Nord et du Sud.

Cet ouvrier nord-coréen s'est donc enfermé dans une voiture le 1er janvier à Vladivostok, la grande métropole russe située non loin de la Chine et de la Corée, avant d'y mettre le feu et donc de mourir brûlé vif.

Pas de doute, il s'agit bien d'un suicide puisque ce Nord-Coréen a laissé une note expliquant qu'il était « épuisé de travailler si dur tous les jours ». C'est la vidéo des pompiers tentant d'éteindre l'incendie qui a éveillé l'attention de la presse de Séoul.

Mais que faisait un Nord-Coréen en Russie ? C 'est en fait ça la vraie histoire.

Ce Nord-Coréen est en fait une sorte d'esclave moderne prêté par le régime de Pyongyang. Il faut expliquer un peu tout de même : depuis les années 80, la Corée du Nord envoie des travailleurs sur les chantiers russes ou chinois.

Le principe est simple : des dizaines de milliers de travailleurs sont « prêtés » à l'étranger, en échange de la quasi totalité de leur salaire... directement versé à l'Etat nord-coréen. Il ne reste à ces ouvriers qu'une fraction de leur paie.

De plus, le régime de Pyongyang garde les passeports et surveille de très près ces ouvriers de location corvéables à merci. On parle de 16h de travail quotidien dans des conditions épouvantables.

Or ce phénomène s'est beaucoup développé : on parle de 100 000 ouvriers nord-coréens qui seraient ainsi « esclavagisés » sur des chantiers russes, chinois ou qataris, pour les travaux du mondial de foot. C'est donc un de ces ouvriers qui s'est suicidé le 1er janvier.

Une revue de presse autour d'une vidéo où l'on voit le prince héritier du Maroc refuser qu'on lui baise la main

C'est le Daily Mail britannique qui a repéré cette vidéo assez drôle, il faut bien le dire, où l'on voit le princeMoulay Hassan, héritier du trône, 12 ans, s'efforcer de vite retirer sa main à tous ceux qui tentent de la lui baiser.

Evidemment, sitôt publiée, l'info a été reprise partout : The Independent , toujours à Londres, mais aussi 20 Minutes en France, et enfin par le Washington Postqui se moque allègrement de cette pratique moyenâgeuse et de ce prince dégoûté .Le quotidien américain imagine 13 titres différents, tous sarcastiques, pour décrire la vidéo:

« Dignitaire : puis-je baiser votre main ? Réponse du prince de 12 ans : NAN ! » ou encore « le prince se prépare pour l'hiver en évitant la contagion par le baisemain ».

Un vrai buzz doublé d'une bonne dose de mépris parce qu'en y regardant de plus près, on s'aperçoit que cette vidéo date de 2013 et que donc le prince Moulay Hassan n'a pas 12 ans mais 9 ans. Il n'est pas dégoûté, le petit prince, il est juste maladroit comme un enfant.

Ensuite, il se trouve qu'en 2013, lorsque cette vidéo a été postée sur Internet, elle a fait l'objet d'un vrai débat au Maroc. Le magazine Tel Quel , par exemple, parlait à l'époque de « pratique hors du temps », défendue par quelques « fidèles traditionalistes ». Enfin, dernier point relevé par le quotidien dijonnais Le Bien Public grâce à une lectrice d'origine marocaine : « l'usage pour un prince marocain est justement de toujours retirer sa main » avant qu'on la baise. Conclusion, beaucoup de bruit, d'incompréhension et de mépris pour rien !

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