Le Brexit est sur le point d'emporter le gouvernement de Mme May et cependant, un pays peut se frotter les mains : la Bulgarie. Hors de la zone euro, ces stations balnéaires et de ski échappent à la chute de la livre sterling.

Ca y est, on y est : c'est la semaine de tous les dangers pour Theresa May et son « deal » sur le Brexit. Des ennuis qui vont commencer dès aujourd'hui, lundi 14 janvier, avec une « lettre de clarification » publiée par l'Union européenne et qui devrait préciser les limites des négociations à venir sur les futures négociations commerciales.

Mais c'est mardi que tout se jouera au Parlement britannique. Cela dit, on connait déjà l'issue : une centaine de députés conservateurs – c'est-à-dire appartenant à la majorité de Mme May – ont décidé de voter contre l'accord obtenu par la 1ère ministre.

Donc elle sera défaite – à moins d'un ultime coup de théâtre dont les députés britanniques sont coutumiers – et aussitôt, un vote de confiance sera organisé. Autrement dit, on pourrait avoir un « no deal » européen et une démission en plus !

Le « no deal », une catastrophe annoncée

On a tellement écrit sur le sujet sans savoir qu'il vaut mieux rester prudent. Mais ce qui est d'ores et déjà certain, c'est que l'économie britannique tourne à plein régime : on fait des stocks, on achète à tour de bras outre Manche avant l'inconnu : gouverner c'est prévoir.

Mais dans cette affaire de Brexit, il y a au moins un pays qui se frotte les mains. Ce n'est pas la France, ni l'Allemagne dont les échanges avec les Grands-Bretons sont trop importants pour être à l'abri. Non, ce pays qui jubile, c'est la Bulgarie !

La Bulgarie qui, depuis plusieurs mois, a vu le nombre de réservations britanniques dans ses hôtels et ses clubs de vacances augmenter d'un bon tiers. La Bulgarie, ses plages sur la Mer noire, ses stations de skis toujours enneigées, ses vieilles traditions alcoolisées.

La Bulgarie, destination touristique pour Britanniques en goguette !  

Je reconnais que ça mérite une explication. D'abord, la Bulgarie, mais aussi la Roumanie voisine, ne part pas de rien. Pendant toute la seconde moitié du XXe siècle, c'est deux pays étaient des destinations touristiques de choix pour tout l'Est de l'Europe.

Autrement dit, lorsque le mur est tombé, il y avait des infrastructures qui ne demandaient qu'à être rafraichies pour attirer les touristes ouest-européens. C'est ce qu'a fait la Bulgarie : elle a modernisé ses hôtels, ses stations de ski, ses routes d'accès.

Le meilleur exemple, c'est Bansko, un immense domaine skiable dans le massif du Pirin, au sud-ouest du pays. De la neige en veux-tu-en-voilà, des tarifs défiant toute concurrence alpine et surtout, des installations modernisées.

Une passion britannique alimentée par la faiblesse du sterling

Deux raisons : d'une part, les Britanniques, sont champions d'Europe du « tout inclu » : un seul prix et une semaine tout inclus, boissons comprises. La Grande-Bretagne, c'est aussi le pays des vols low-cost : l'Europe entière pour 50€ ou livre sterling.

Deuxième raison : la livre sterling. Elle ne cesse de baisser face à l'euro et pourrait perdre encore un quart de sa valeur sans accord avec l'Union européenne. Or la Bulgarie n'est pas dans la zone euro. Sa devise, le lev, tend à épouser la valeur de la livre.

Conclusion : alors que le reste des destinations européennes deviennent de plus en plus chères pour les touristes britanniques en goguette, la Bulgarie permet encore quelques folies. Si l'on aime le touriste britannique aviné, bien sûr ! Mais tellement dépensier !

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