Trop de violences, trop de racket : une usine de cola ferme ses portes au Mexique. C'est la seconde en quelques semaines. Le tout sur fond de guerre des gangs et de présidentielle.

Usine de Coca cola à Mexico
Usine de Coca cola à Mexico © Getty / Sergio Dorantes

L'affaire fait beaucoup de bruit au Mexique et pour une bonne raison : c'est la 2ème usine de cola qui ferme en moins de 3 mois dans l'Etat sudiste de Guerrero. Les deux plus grands industriels de soda américain préféré des Mexicains ont jeté l'éponge.

Trop de menaces de racket, trop de menaces d'enlèvement, trop de violence en général. Et ce, de la part des gangs de narco-trafiquants. Difficile de loin de comprendre le lien : entre trafic d'héroïne et embouteilleurs de soda. Pourtant, c'est très logique :

Avec la légalisation du cannabis aux Etats-Unis, le trafic s'est effondré. Donc les narcos mexicains se sont reportés sur l'héroïne. Or, les Américains substituent de plus en plus des opioïdes de synthèse, fabriqués par l'industrie pharmaceutique, à l'héroïne.

Des narcos ruinés par la légalisation du cannabis et l'épidémie d'opioïdes aux Etats-Unis

Du coup, la pâte d'opium, qui est à la base de l'héroïne, se négociait autour de 1 000 $ le kilo il y a encore un an : aujourd'hui, c'est plutôt 4 fois moins. Donc, le racket d'entreprises et de patrons est un pis-aller !

Ce serait une des explications de la violence actuelle : moins d'argent à distribuer, les caïds en prison et des seconds couteaux livrés à eux-mêmes et affamés. Un cocktail détonnant. Et au beau milieu, des élections fédérales totalement inédites.

Le 1er juillet prochain, dans 2 semaines, les Mexicains vont renouveler tous les sénateurs, tous les députés et surtout, élire leur nouveau président. Or depuis le début de la campagne électorale, 113 candidats à des postes divers ont été assassinés.

L'élection de toutes les surprises, c'est le 1er juillet prochain

Tant de violence, on avait rarement vu cela en période de paix ! A cela s'ajoutent 6 journalistes tués depuis le début de l'année. Le tout, alors que certains sondages prédisent l'élection dès le premier tour d'un candidat très à gauche : Andrés Manuel López Obrador, dit AMLO.

C'est-à-dire l'élimination des 2 partis qui gouvernent le pays depuis 70 ans : le Parti révolutionnaire institutionnel, le PRI, et le Parti d'Action nationale, le PAN. En clair, c'est du dégagisme à la mexicaine, avec dans le rôle d'Emmanuel Macron, AMLO donc :

Un homme de 63 ans, candidat à la présidence pour la 3e fois et qui serait un mélange, totalement exotique pour nous, de François Hollande et de Jean-Luc Mélenchon. Sauf qu'on le voit, au Mexique, le dégagisme se règle à coup de fusil et d'assassinats.

En Chine, une reproduction du Sphinx rend furieuse l'Egypte...

L'Egypte avait obtenu de haute lutte, en 2016, le démantèlement de cette mauvaise copie du Sphinx de Guizeh, après 2 ans de protestations auprès des autorités chinoises et de l'UNESCO : le Sphinx, le vrai, étant cité au patrimoine mondial et protégé.

Deux ans plus tard, comme si de rien n'était, le Sphinx est réapparu au même endroit. Or en Egypte, le tourisme se remet à peine et le pays compte sur les pyramides, le Sphinx et un nouveau musée égyptien flambant neuf pour se refaire une prospérité.

Mais c'est surtout le sentiment d'avoir été floué, voire humilé qui rend les Egyptiens furieux. Parce que si l'entreprise chinoise a reconstruit son Sphinx, c'est parce qu'elle ne risque pas grand chose et que ça rapporte : les Chinois adorent visiter les fac-similés.

Il y a là-bas des Parthénon, des Tours Eiffel voire même des pyramides du Louvre un peu partout en Chine. Mais des Sphinxs, pas question ! Surtout lorsqu'on sait qu'il n'est même pas à l'échelle : celui des chinois à des gros yeux stupides et est 13 mètres trop court !

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