L'Histoire du jour nous emmène aux Etats-Unis à la rencontre de deux ados qui sont devenus célèbres grâce à une seule phrase...

Tout a commencé fin février, lorsque deux ados californiens font ce que font des millions d'ados à travers le monde, c'est à dire se filment en train de faire... Rien de particulier, sinon papoter, marcher, sourire bêtement... Bref, des trucs d'ados.

En l'occurrence, Joshua Holz, 15 ans, filme les baskets de son pote Daniel Lara, 15 ans aussi, tous les jours, alors qu'il est en train de sortir ou de rentrer du bahut, d'enfiler ses Vans, c'est la marque du moment des ados. Evidemment, Daniel en change tous les jours.

Et cette vidéo est devenue virale. Depuis fin février, elle a en tout été partagée 45 millions de fois ! Les deux ados sont devenus des « instant stars » et les médias se sont emparés de ce succès phénoménal, notamment pour critiquer le monde vain de ces ados américains.

Il faut dire que tout y est : la bêtise accablante du « damn Daniel », la vacuité sidérale du monde de ces gamins incapables de se focaliser sur autre chose que sur leurs baskets. Bref les critiques pleuvent sur le thème « pauvre petits gamins riches et bien nourris ».

Pour vous et moi, l'histoire s'arrête là, mais les médias, eux, ont fait leur boulot, assez facile d'ailleurs, en critiquant le monde sans problème dans lequel vivent ces deux ados. Mais pour eux, la vie a continué. Ils ont même décroché le pompon : la marque de baskets leur a offert des chaussures à vie.

Et c'est là que ça devient intéressant. Que croyez-vous qu'ont fait les deux ados hors caméras et hors médias ? Ils sont allés rendre visite en catimini à l'hôpital du coin, le Loma Linda, et ont offert toutes leur belles chaussures neuves aux enfants malades de l'hôpital.

Evidemment, à l'heure de Twitter, ça a fini par se savoir. C'est l'hôpital qui a vendu la mèche. Mais la leçon de l'histoire est peut-être que, même si les ados sont agaçants avec leurs marques et leurs « Damn Daniel », ils n'oublient pas d'être solidaires.

Une revue de presse consacrée à la tuerie de Grand Bassam, en Côte d'Ivoire...

Avec ce titre qui s'étale à la une du quotidien ivoirien Fraternité Matin : « Attaque terroriste de Grand Bassam : 22 morts : 14 civils, 2 éléments des forces spéciales, 6 terroristes abattus ».

La Côte d'Ivoire est sous le choc, d'autant que Grand Bassam est LA station balnéaire de la capitale, puisqu'elle se trouve à quelques dizaines de kilomètres d'Abidjan.

Même une catastrophée du Nouveau Réveil d'Abidjan avec ce titre « Dimanche noir en Côte d'Ivoire »

Et parfois des témoignages hors du temps, recueillis en l'occurrence par le site d'infos L'Infodrome .

Comme celui du prince français Charles-Philippe d'Orléans qui, tout en décrivant les tirs, qui a entendu à quelques mètres, commence son récit par ces mots ahurissants : « nous venions d'arriver à la Madrague, un endroit charmant tenu par des Français, où l'on sert un délicieux poulet braisé en bord de plage ». Prince un jour, prince toujours...

Finalement, l'ensemble de la presse ivoirienne souligne l'horreur de cette après-midi de dimanche et surtout rapporte la revendication d'AQMI et les condoléances de la France et du monde entier face à cet attentat terroriste inédit en sol ivoirien.

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