Croyez-moi, ça viendra plus vite que vous me pensez: les matchs interminables, les fans survoltés, les mascottes ridicules et les vuvuzelas...

Le stade Kazan Arena
Le stade Kazan Arena © Maxppp / Brecht De Vleeschauwer / mediadrumworld

Vous vous souvenez des vuvuzelas, ces trompettes sud-africaines qui avaient égayées l'été 2010 ?

Les Russes ont réfléchi à l'instrument de la coupe du monde de foot 2018. Ils ont même lancé un concours national.

Avec quelques consignes tout de même : que le dit instrument soit de tradition russe et surtout que plus jamais, on ait à supporter le vuvuzela.

Donc, ils ont exclu les instruments à vent, les instruments trop volumineux et trop compliqués à jouer, comme la balalaïka, cette petite guitare triangulaire au son assez aigu et sont tombés d'accord sur les cuillères en bois !

Pendant les matchs, tout le monde pourra choquer entre elles deux cuillères du bois le plus dur, pour un son plein qui se rapproche des castagnettes espagnoles.

On y gagne par rapport au vuvuzela, promis ! Même si 50 000 paires de cuillères dans un stade, ça risque d'être assez vite insupportable aussi. Heureusement, les Russes ont pensé à tous : un manche spécial a été dessiné pour retenir les deux cuillères entre elles et permettre ainsi à tous les Russes et aux invités de s'exercer des heures durant sans effort: l'inventeur de ce manche à cuillères vient d'être récompensé par Poutine lui-même.

Plutôt sympathique comme invention mais comme j'ai mauvais esprit, j'ai voulu comprendre pourquoi la presse Russe parlait de ces sympathique cuillères si loin de l'événement. Je suis pas loin de penser que c'est en fait pour faire diversion. Parce que de quoi parle-t-on depuis plusieurs semaines à propos de la coupe du monde en 2018 en Russie? Des sommes astronomiques dépensées pour les dix stades - 10 milliards de dollars, dans un pays en crise - et aussi des hooligans russes qui sont particulièrement violents.

Certaines de leurs « associations » ont lancé il y a quelques semaines un avertissement au monde entier et plus particulièrement aux Anglais : pour 2018, la chasse est ouverte ! Alors il était plus que temps de parler musique et pas coups de boule !

  • Une revue de presse en Grande-Bretagne

Au lendemain de l'accord donné par le parlement Britannique à Theresa May pour déclencher le fameux article 50 et donc le Brexit. La presse britannique s'en donne a coeur-joie et n'hésite devant aucune métaphore ce matin, comme le Financial Times :

« Un ami à moi, depuis longtemps séparé de son ex, m'a avoué avoir eu le cœur retourné en recevant les papiers de son divorce. Eh bien, cela ressemble un peu à ce que nous ressentirons lorsque Theresa May déclenchera l'article 50 d'ici la fin du mois ».

Les opposants qui, décidément, n'ont pas renoncé : dans les pages de The Independent, on trouve un autre de ces articles catastrophistes qui font parfois sourire : cette fois-ci le quotidien de gauche explique qu'avec le Brexit, c'est la fin des baleines.

« L'Europe dépense sans compter pour préserver les baleines, les pingouins, les oiseaux de mer et même des tortues. En nous retirant de l'Union Européenne, c'est autant d'espèces sauvages britanniques que nous mettons en grave danger ». Qu'on se le dise !

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