Aujourd'hui, on part pour le Canada où l'accueil de certains demandeurs d'asile pose problème...

Il faut dire d'abord que le Canada est l'un des pays les plus généreux au monde en matière d'asile. Encore faut-il répondre au critère de base, c'est-à-dire provenir d'un pays en guerre ou y être persécuté.

Le Canada fait partie de ces pays – comme la France - qui admet l'orientation sexuelle comme une cause valable d'obtention de l'asile politique. Il y a en effet beaucoup de pays dans lesquels on risque la prison, voire la mort pour homosexualité.

Dont le Nigéria qui a changé sa loi en 2014 et on y risque jusqu'à 14 ans de prison. Il est donc assez normal que le Canada reçoive des demandes d'asile à ce titre.

Le problème, c'est que depuis avril dernier, 60 à 70% des demandeurs d'asile nigérians le font sur cette base. C'est-à-dire qu'ils disent qu'ils sont gays et persécutés. Le 2ème problème, c'est que beaucoup racontent à peu près la même histoire.

Un véritable vaudeville à la Feydeau. Il disent qu'ils se sont mariés avec une femme, pour la convenance. Puis que l'épouse a surpris le mari et son amant au lit.

Furieuse, elle rameute le voisinage. D'où la persécution. Mais s'apercevant du mal qu'elle a fait, l'épouse trompée pardonne, se réconcilie et le ménage a trois fuit au Canada, pays notoirement civilisé.

Pourquoi raconter de telles salades ?

En fait, ils essaient de faire d'une pierre trois coups. Mais ce qui est intéressant, c'est l'idée que ce font ces Nigérians, tout juste débarqués, des mœurs occidentales. Pour eux, il est vraisemblable qu'on puisse l'asile avec de telles histoires à dormir debout.

Le plus triste, c'est pour les vrais homosexuels nigérians qui cherchent vraiment à fuir les persécutions et risquent de pâtir de cette épidémie de demandes d'asile. Leurs histoires, croyez-moi, n'ont rien d'une pièce de Faydeau mal ficelée.

On part maintenant au Danemark, pour une affaire de gangs et de fusillades...

Etonnant, non ? Je suis resté sans voix en lisant cette info dans le quotidien danois Politiken. Le Danemark, c'est le pays le plus heureux du monde, le pays du « hygge », un terme danois intraduisible qui veut dire : le bonheur d'être ensemble.

Eh bien, depuis plusieurs mois, il y a une guerre des gangs en plein Copenhague. Une guerre entre les « Brothas » et les « Loyal to Familia ». Avec fusillades en plein jour, blessés et tout et tout. Une vraie guerre des gangs.

Mais comme on est au Danemark, un cessez-le-feu vient d'être conclut entre les deux gangs. En clair, on a négocié en terrain neutre, chez d'autres gangsters et on est parvenu à un accord... scandinave de non agression. On a rétabli le « hygge » entre malfrats

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