Aujourd'hui, direction la Tanzanie pour une découverte archéologique passionnante

C'est le Arusha Times qui publie en « une » cette découverte archéologique. Rien à voir avec la nouvelle espèce d'hominidés découverte en Afrique du Sud et révélée au monde à la fin de la semaine dernière. Il s'agit là de la Tanzanie, 3 500 kms plus au nord.

Un archéologue tanzanien a trouvé dans la région de Laetoli des empreintes de pieds d'hominidés vieilles de 3,5 à 4 millions d'années. Ce n'est pas la 1ère fois qu'on en trouve dans ce coin de Tanzanie : en 1977, d'autres empreintes avaient été mises à jour.

C'est même une des découvertes les plus émouvantes du XXème siècle : une soixantaine de traces de pas qui ressemblent beaucoup aux nôtres dans un terrain couvert de cendres volcaniques – ce qui permet de les dater, ces pas : 3,7 millions d'années donc.

Eh bien, ces nouvelles traces de pas - qui prouvent une bipédie très ancienne de ces hominidés – ont été trouvées à 60 mètres environ des précédentes. Ce qui laisse supposer d'autres empreintes, d'autres ancêtres, dans ce berceau de l'humanité qu'est l'Afrique.

Au Zimbabwe, le Syndicat national des vendeurs à la sauvette a décidé de porter plainte contre la première dame du pays : Grace Mugabe

Car au Zimbabwe, il y a un syndicat pour défendre les vendeurs de rue, donc le travail au noir.

Il a de bonnes raisons de porter plainte contre l'épouse du président Mugabe, le Ziso (c'est le nom du syndicat). Début août, Mme Mugabe a lancé une campagne contre les vêtements d'occasion qui, selon elle, tueraient l'industrie textile zimbabwéenne.

Comme les désirs de la présidente sont des ordres, la police s'est mise en chasse. En quelques jours, plusieurs centaines de balles de vêtements d'occasion ont été confisquées, laissant des milliers de petits vendeurs à la sauvette sans marchandise.

Qu'a fait la police de tous ces vêtements usagés ?

Bonne question, parce que c'est encombrant. La police a donc décidé avec zèle de les offrir à Grace Mugabe, la fameuse 1ère dame, qui s'est donc retrouvée avec 150 balles de vieilles fripes sur les bras.

Qu'en faire ? Les offrir, évidemment. Il y a quelques jours, à l'occasion d'un meeting, elle les a donc donnés aux militantes qui hurlaient son nom. D'où la colère du Ziso, le syndicat des vendeurs à la sauvette, qui voyait la marchandise de ses adhérents s'envoler.

Ils sont d'autant plus furieux au Ziso que, d'une part, Grace Mugabe, toute 1ère dame qu'elle est, n'a pas à disposer de ce qui ne lui appartient pas. Et d'autre part, parce qu'il n'y pas d'industrie à protéger : le pays importe ses vêtements neufs de Chine.

Les vendeurs à la sauvette zimbabwéens ne faisaient donc pas concurrence à l'industrie locale mais aux négociants chinois. Or, le Zimbabwe est tellement ruiné, que fâcher les Chinois est la dernière chose que veut le gouvernement.

Voilà donc une première dame qui a ruiné des milliers de petits vendeurs de vêtements dans tout le pays, juste pour faire plaisir à des grossistes chinois qui n'appréciaient pas la concurrence locale. Peut-on faire plus absurde et surtout plus surréaliste ? Pas sûr !

Grace Mugabe, 6 décembre 2014, première Dame du Zimbabwe
Grace Mugabe, 6 décembre 2014, première Dame du Zimbabwe © AARON UFUMELI/EPA/MAXPPP
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