Cela ne nous étonne pas trop en France puisqu' Obama a appelé en mai dernier à voter pour Emmanuel Macron, mais en Allemagne ça fait beaucoup de bruit.

Depuis quelques jours, on a vu apparaître dans les rues de Berlin des affiches étonnantes :

On y reconnaît le portrait iconique de Barack Obama : le fameux portrait « Hope » qui avait accompagné sa victoire en 2008. Un portrait graphique en rouge, blanc bleu, les couleurs de l'Amérique, imaginé par l'artiste Shepard Fairey.

Cette fois : même portrait mais décliné en rouge, noir et or, les couleurs de allemandes avec ce slogan : « Si j'étais Allemand, je voterais pour elle ». C'est un candidat de la CDU, le parti d'Angela Merkel, qui a décidé de détourner à son profit la fameuse affiche.

Ce slogan, il l'a vraiment dit, et heureusement d'ailleurs ! Il l'a dit en novembre dernier, lors de sa « tournée d'adieu » en Europe, quelques semaines après la victoire de Donald Trump et sur un ton presque désabusé. Il a dit exactement et à ses côtés :

Si j'étais Allemand et que je devais voter, je la soutiendrais.

Et il a ajouté avec une certaine classe qu'on a presque oublié depuis les tweets rageurs de son successeur : « je ne sais pas si cela aide ou nuit ».

Mais c'est une des seules fois de l'histoire démocratique allemande qu'un président étranger sert, comme cela d'argument de campagne. Il faut dire que 86% des Allemands avaient confiance en lui au moment où il quittait la Maison-Blanche. Ce qui n'est pas le cas de Donald Trump.

Aujourd'hui, seul 11% des Allemands font confiance au 45ème président des Etats-Unis. Il faut dire qu'il l'a cherché : il y a encore quelques semaines, dès qu'il rencontrait un européen, Donald Trump lui expliquait texto que l'Allemagne était « bad, very bad ».

Et puis il y a cette phrase : « Wir Schaffen Das », « Nous y arriverons », prononcée par la chancelière en 2015 alors qu'un million de réfugiés et migrants étaient accueillis en Allemagne. Cela ressemble beaucoup au « Yes We Can » d'Obama.

Montréal a un nouveau drapeau

Depuis 1939, le drapeau de Montréal, c'est une croix rouge sur fond blanc et un lys de France, une rose d'Angleterre, un chardon écossais, un trèfle irlandais. C'est un peu « united colors of Québec ». Une ville et plein d'origines culturelles et linguistiques.

Sauf qu'on en avait oublié une de ces origines culturelle. Et une importante, encore : quelle place pour les Amérindiens qui, au fond, habitaient le coin bien avant les Français, les Ecossais et autres sujets de Sa Gracieuse Majesté ?

L'erreur est réparée : au milieu de la croix rouge, au centre donc du drapeau de Montréal, figure désormais un pin blanc ! Un arbre bien local, sensé représenter dignement les « premières nations du Québec et du Labrador ». Il a été dévoilé hier !

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