Direction Rome pour une petite visite de l'une des places les plus célèbres au monde : la place d'Espagne

Ah, la place d'Espagne à Rome ! Je suis sûr que vous visualisez tout de suite : ses escaliers où les Romains viennent draguer les touristes, l'Eglise de la Trinité du mont au sommet et puis la fameuse fontaine de La Barcaccia au pied de l'escalier majestueux.

La Barcaccia c'est un des symboles de la ville : une fontaine baroque en forme de bateau qui date du XVIIème siècle et surtout dessinée par le plus grand sculpteur de l'époque : Le Bernin, à qui l'on doit, en plus de cette Barcaccia, la colonnade de la place Saint-Pierre.

Imaginez donc la stupeur et surtout la colère des Romains le 20 février dernier : des supporters de l'équipe de foot néerlandaise de Feyenoord totalement avinés se sont déchaînés toute la nuit dans ce quartier historique et ont endommagé La Barcaccia.

Sur les réseaux sociaux, c'était la consternation : « nouveau sac de Rome », « les barbares sont de retour », des images de la louve romaine décapitée circulent et surtout des détails de la pauvre Barbaccia écorchée, abimée, humiliée, ébréchée...

La fontaine Barcaccia saccagée à Rome après des bagarres entre supporters
La fontaine Barcaccia saccagée à Rome après des bagarres entre supporters © ALESSANDRO DI MEO/epa/Corbis

C'était il y a un peu moins d'un an et les Hollandais n'ont pas oublié Rome . L'émotion fut au moins aussi forte à Amsterdam et surtout à Rotterdam, ville d'origine du club de Feyenoord. D'autant que Rotterdam est une ville détruite pendant la Seconde guerre mondiale et très soucieuse de patrimoine.

Des associations ont été créées qui ont reçu des noms sans ambiguïté : « sauvons La Barcaccia » ou encore « Scusa Roma », « Désolé Rome » et des fonds ont été levés sur Internet.

Ce week-end est donc venue l'heure des réparations . Avec plus de 100 000€ en poche, les Hollandais ont donc récoltés assez d'argent pour remettre à neuf La Barcaccia mais aussi pour restaurer, et c'est la bonne nouvelle du jour, deux autres fontaines historiques du centre de Rome.

En 2016, les Romains auront deux autres merveilles baroques restaurées : la Fontaine aux abeilles, place Barberini et une jolie fontaine classique sur la via Veneto. Alors et alors seulement, les saccages des supporters de Feyenoord seront pardonnés.

Une revue de presse consacrée au Front national et au Régionales en France

On va commencer par le Guardian de Londres qui ne cache pas son soulagement ce matin : « une victoire du FN aurait eu un impact dévastateur et aurait amené au pouvoir au cœur de l'Europe un parti anti-européen et anti-immigrés ». « Reste, ajoute le quotidien londonien, qu'il est impossible d'ignorer ou de traiter par le mépris 6,8 millions d'électeurs qui ont voté Le Pen en France. Lorsque le FN était plus petit, moins compétent et plus extrémiste c'était encore possible. Plus maintenant. »

El País, à Madrid, est aussi soulagé : « le cordon sanitaire a empêché le FN de traduire ses millions de voies en régions conquises. Mais cette situation est frustrante pour les électeurs FN qui, élection après élection, restent sans représentation politique. »

Un paradoxe qu'El País résume d'une phrase : « Le FN, un parti minuscule au sein des institutions et majuscule au sein de l'électorat. Combien de temps avant que cette équation ne finisse par voler en éclat ».

Le Washington Post a une curieuse façon de résumer la situation : « jamais le président Hollande n'a été aussi populaire, alors comment se fait-il que son parti, le PS, perde toutes les élections ? ». Populaire dans sa gestion des attentats du 13 novembre, pour l'accord historique trouvé à la COP21 mais aussi, souligne le Post, incapable de réformer le pays socialement et de le faire redémarrer économiquement.

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