Le Gouvernement espagnol envisage de changer le fuseau horaire du pays. Car vivre à l'heure espagnole présente quelques inconvénients.

Tous ceux qui sont allés en vacances en Espagne le savent : on déjeune à 2 ou 3h de l'après midi, on dîne à 21h, et les magasins sont tous ouverts jusqu'à 20 heures passées. D'ailleurs, on envie un peu les Espagnols, avec leur sieste et leur côté couche-tard.

Mais les Espagnols, eux, savent combien ces horaires sont en fait un véritable cauchemar… notamment pour les parents : il n'est pas rare que les écoles n’ouvrent leurs portes qu’à 9h30 quand les adultes commencent le travail à 9h.

Et lorsque les enfants rentrent à la maison entre 5 et 6h de l’après-midi, il reste encore souvent deux bonnes heures de boulot. Mais il y a d’autres conséquences, parfois inattendues, à ces horaires décalés, dont une qui pourrait intéresser Sonia Devillers pour son Instant Télé.

Le journal télévisé du soir suit en effet l'heure du dîner, il est donc programmé à 21h. Du coup, les émissions les plus populaires commencent à 22h, voire 22h45. Et se terminent, comme la finale de Masterchef avant-hier, à… 2 heures du matin… avec des gamins surexcités.

Et le gouvernement veut changer tout cela...

Ca fait plusieurs années qu'on en parle en Espagne, mais depuis quelques jours c'est devenu un projet gouvernemental : ramener la journée de travail dans des limites raisonnables. 9H – 18h par exemple.

Mais comme le changement est rude, le gouvernement espagnol a eu l'idée de combiner cette refonte de la journée de travail avec un changement de fuseau horaire. En clair, adopter l'heure de Londres ou de Lisbonne. Adios Paris, Berlin ou Rome.

Géographiquement, c'est logique : aujourd'hui, l'Espagne est à la même heure que la Pologne, la Norvège ou l'Allemagne. C'est tellement logique que c'est ce que voulait Franco : en 1940, il a mis le pays à l'heure de l'Allemagne nazie. Et c'est resté comme ça depuis.

En combinant les deux réformes, on obtient un modeste ajustement d'1h par rapport à ce qui se pratique aujourd'hui. Une dernière chose : La France aussi est toujours à l'heure de l'occupation allemande de 1940. Nous non plus nous n'en avons changé depuis.

Votre revue de presse internationale commence ce matin par l'Algérie

Avec un article d'El Watan qui, l'air de rien, montre combien le pays officiel est peu sûr de lui-même. Le quotidien d'Alger explique que l'Algérie est entrée dans le Top 20 des pays ayant les plus grosses dépenses militaires au monde.

Avec un peu plus de 10Mds$ par an de budget, l'Algérie se situe juste derrière l'Espagne, un pays 6 fois plus riche. C'est dire l'énormité de ces dépenses alors que l'Algérie est en pleine crise économique. Mais rien n'est trop beau pour les généraux algériens.

On part pour l'Argentine cette fois...

J'ai repéré dans les pages de Clarín, une initiative assez étonnante : un concert de gala donné dans la plus belle et la plus prestigieuse salle de spectacle d'Amérique latine, le Teatro Colón de Buenos Aires, pour 1 500 camionneurs et leurs familles.

Pourquoi cet honneur ? Parce qu'il y a 50 ans, était signée la 1ère convention collective du pays et que ce sont les camionneurs qui en ont bénéficié. Les camionneurs qui, dans un pays immense comme l'Argentine, ont un rôle social et politique déterminant.

Enfin, sur le site de la BBC, je suis tombé sur le travail fascinant d'un vidéaste Kenyan, Jim Chuchu, qui s'est posé une simple question : quelle est la couleur de peau des anges ?

Une très jolie façon en creux de questionner ces religions importées et qui occupent souvent une place très importante en Afrique. Quel est la couleur de Dieu et des anges ? Et que sont devenus les dieux africains à la peau si noire ? Bonne question, non ?

Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.