Depuis Trump, les manifs se multiplient côté Mexicain contre le mur, contre les taxes promises, contre les Etats-Unis en général.

Au Mexique, Coca Cola qui est devenu l'emblème de la résistance contre Donald Trump.
Au Mexique, Coca Cola qui est devenu l'emblème de la résistance contre Donald Trump. © Getty / Daniel Sambraus

Et maintenant c'est le Coca Cola qui est devenu l'emblème de la résistance contre Donald Trump.

A priori, contre lui et ses discours franchement anti-mexicain, il y a mieux que le soda sucré le plus américain au monde.

Et d'ailleurs, les Mexicains ont commencé par du grand classique: manifestations dans tous le pays ou boycott des marques les plus évidemment étasuniennes: Starbuck's, MacDonald ou encore Nike. Coca Cola a, bien sûr, d'abord subi le même sort. Avec une bonne raison supplémentaire: le Coca Cola est une véritable passion mexicaine qui va jusqu'à l'addiction. Les Mexicains sont la population mondiale qui boit le plus de sodas sucrés en Amérique latine: 163 litres par an et par habitants, selon l'OMS.

D'où une véritable épidémie de diabète et surtout d'obésité. Une épidémie plus grave encore parmi les plus pauvres et surtout les indigènes où l'on a pris l'habitude de boire du Coca Cola au litre, ne serait-ce que parce que l'eau est moyennement potable.

A priori, cela fait beaucoup de raisons de haïr le Coca Cola et pas d'en faire un symbole de résistance nationale, à ceci près que les Mexicains se sont rendus compte que, eux, buvaient du vrai Coca Cola et pas de la soupe insipide comme les Etats-Uniens. D'abord, la bouteille: les Mexicains continuent de boire leur Coca dans une bouteille en verre. Une partie des Américains aussi, sauf que la bouteille en verre mexicaine est faite au Mexique selon un design qui n'a jamais changé depuis plus d'un demi siècle alors que la bouteille américaine, elle, a été modernisée. Donc: bouteille mexicaine, bouteille plus classe et surtout qui contient plus de Coca. Avantage Mexique ! Deuxième différence, énorme: la recette. Les Mexicains continuent d'utiliser pour leur Coca du sucre de canne, contrairement aux Américains. Eux utilisent depuis 30 ans du sirop de maïs. Conclusion: le Coca véritable est bel et bien mexicain et la différence saute au palais de 85% de ceux – c'est une étude – qui ont goûté les deux sodas.

Les bobos américains le savent bien: ils en importent du Mexique, avec étiquette en espagnol, pour les revendre jusqu'à 5 dollars plus cher la bouteille dans les restaus hipsters de New-York ou de Los Angeles.

L'ex-président Mexicain Vicente Fox a donc, avec d'autre, lancé la contrattaque la plus tordue qu'on puisse imaginer sur le thème, « buvez du Coca: le vrai, le seul, c'est le notre, le Coca mexicain ». Rien n'est simple décidément entre Etats-Unis et Mexique.

  • Une revue de presse sportive et Espagnole

Une fois n'est pas coutume, je suis allé faire un tour dans les quotidiens de fans de foot espagnols histoire de voir comment ils commentaient l'écrasante victoire du PSG contre le Barça... Je n'ai pas été déçu du voyage! C'est un festival de superlatifs.

Pour Marca, par exemple, le match d'hier soir est « la pire débâcle du Barça du XXIème siècle » qui n'a que 17 ans tout de même. Le quotidien rappelle que le Bayern de Munich leur avait déjà mis 4-0, mais c'était en 2013. « Barcelone tient son Waterloo ».

Pour AS, « le PSG humilie le Barça » : « le naufrage et l'humiliation au Parc des Princes lors d'une des parties les plus lamentables de mémoire d'homme, ont mis à nu la triste réalité d'une équipe qui est un désastre absolu tant physique, que moral et tactique. »

Enfin dans le Mundo Deportivo de Barcelone, cela donne: « Ni orgueil, ni force, ni football, ni même capacité à se relever pour s'imposer face à un rival tellement supérieur qu'il oblige le Barça au miracle le 8 mars prochain pour le match retour ».

  • Un article Suisse

Un article à la une du Temps de Lausanne qui met des mots sur un des non-dits de la campagne présidentielle française : la montée en puissance de Marine le Pen avec ce titre qu'on n'imaginerait pas encore de notre coté de la frontière : « Marine le Pen, bientôt le jour de gloire ? » avec un pont d'interrogation tout de même.

« Bien partie pour emporter le premier tour de la présidentielle française, la candidate du Front national a longtemps été donnée battue, à coup sûr, en finale du scrutin. Le caractère imprévisible de la campagne, et les problèmes rencontrés par François Fillon, mettent toutefois de plus en plus à mal cette hypothèse ».

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