L'onde de choc s'est propagée dans le monde entier sous des formes très différentes et hétéroclites

Orlando où tous les médias de la planète sont en direct depuis trois jours, des heures de direct pour décrire la barbarie, évoquer aussi les vies qu'il y avait derrière les visages des victimes.

Le reporter star de CNN, Anderson Cooper est à proximité du Pulse, le club gay où s'est déroulé la fusillade samedi soir, il énumère, un par un, les noms de ceux qui ont perdu la vie,  et finit par craquer lorsqu’il prononce le nom de la plus jeune des victimes.

Des hommages poignants sur lesquels revient notamment le New York Times

La correspondante du quotidien américain en Europe parle d’un rituel, désormais familier : les messages de soutien des dirigeants de chaque pays, les interrogations des éditorialistes sur l'extrémisme et la violence.

La journaliste évoque l'éclairage symbolique de monument comme la Tour Eiffel qui devient presqu'une routine, et dans les rues, comme à Londres, des dizaines de milliers d'anonymes réunis pour rendre hommages aux victimes. Le site de la BBC  s'arrête sur l'interprétation bouleversante du morceau de Simon and Garfunkel : "Bridge Over Troubled Water" par le Chœur Homosexuel de Londres.

Dans le quartier de Soho, à Londres, les murs sont tapissés de drapeau arc-en-ciel et comme à chaque fois, un slogan ressort parmi les autres : #lovewins. L'amour triomphe.

Des hommages, mais également des réactions assez déroutantes

Comme par exemple en Australie, où le quotidien The Australian nous explique que les autorités ont repéré sur leur territoire un intellectuel musulman qui semble-t-il était à Orlando en mars dernier et qui avait, en 2013, considéré que l’homosexualité était un crime passible de la peine de mort.

Farouk Sekaleshfar a dû quitter le territoire en urgence, mais avant de prendre l’avion, notre homme a été prié de s’expliquer à l’aéroport, dans une interview accordée à la chaine ABC.

Et puis il y a ceux qui sont convaincus d’avoir trouvé la solution à ces problèmes de terrorisme…

Cette solution s’appelle Donald Trump. L'Indian Express nous rapporte qu’un groupe de la droite laïque indienne, Hindu Sena, a célébré hier l’anniversaire du milliardaire américain devant les caméras de la télévision nationale indienne.

La scène est totalement irrélle, absurde. Vishnu Guta, le leader de ce petit parti politique se saisit à pleine main d’une jolie part de gâteau et l’étale sur le poster géant de Trump. Le résultat final est assez grotesque : la photo de Trump, une arme à la main, des ballons multicolores en arrière plan et la bouche badigeonnée de crème pâtissière.

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