Avec souvent en parallèle, la photo tout sourire d'Ivanka Trump en talons aiguilles et robe crème, dévoilant la plaque de la nouvelle ambassade américaine de Jérusalem.

D'un côté les Gazaouis morts sous les balles israéliennes, de l'autre le glamour quasi cannois de la fille du président américain.

Le titre du quotidien libanais L'Orient le Jour est d'ailleurs explicite : « Les Etats-Unis inaugurent leur ambassade à Jérusalem, bain de sang à Gaza ». Le quotidien turc Hurriyet ajoute pour être tout à fait clair : « Trump est responsable des tués de Gaza ».

« La tragédie du 14 mai et celles qui lui succéderont alors que le ramadan commence mercredi, seront toutes attribuables à Donald Trump et à l'agressivité de sa politique ainsi qu'aux super-faucons qui l'entourent et qui ont rendu cette politique possible ».

Cette mise ne parallèle des deux événements est une constante des journaux arabes : dans The National, un quotidien émirati anglophone, « inaugurer son ambassade à la veille de la commémoration de la Nakba palestinienne » est une preuve d'abandon.

Abandon de l'équilibre « même fictif, entre Palestinien et Israélien. « Les Etats-Unis ont perdu toute possibilité de médiation. Jamais les Palestiniens ne pourront avoir confiance dans la Maison-Blanche. La pompe du 14 mai à Jérusalem sont encore plus humiliante ».

Il faut rappeler l'enchainement des dates qui rendent cette inauguration si difficile à admettre pour les Palestiniens :

Le 14 mai, 70ème anniversaire de la Fondation d'Israël, le 15 mai, aujourd'hui, 70 ans de « Nakba » palestinienne, c'est-à-dire commémoration de la perte de la Palestine et de l'exil pour 700 000 Palestiniens. 16 mai, début du mois saint de Ramadan.

Une partie de la presse israélienne ne s'y trompe d'ailleurs pas. Pour le quotidien de centre-gauche Ha'Aretz « cette inauguration a été interprétée tant en Israël qu'à l'étranger comme la ratification de l'approche agressive de Nétanyahou dont le cœur est l'humiliation des Palestiniens et la destruction systématique de la moindre chance restante d'avancer dans un processus de paix ».

Le Jérusalem Post, très conservateur, a une position très déconcertante : « il ne faut pas en vouloir au peuple palestinien, mais à ses dirigeants qui les ont manipulé et qui leur ont menti des décennies durant ». C'est aux Palestiniens d'aller de l'avant, maintenant ».

Au moins, le quotidien Yediot est moins hypocrite et plus explicite lorsqu'il écrit : « Israël a envoyé un avertissement au Hamas : si les émeutes de lundi devaient se reproduire aujourd'hui, l'Etat hébreu viserait cette fois-ci les leaders terroristes ».

« Le massage a été passé par divers canaux, dont l'Egypte. Le Hamas n'a même pas pris la peine d'aller au delà de quelques vagues slogans pour justifier à la mort de dizaines de Gazaouis hier ». Autrement dit, les 58 morts de Gaza l'ont été pour rien, selon Yediot.

Pour une finir, une histoire pleine d'humanité...

Celle d'un Australien de 81 ans, dont le surnom est « l'homme au bras d'or ». Il s'appelle James Harrisson et depuis plus de 60 ans, régulièrement, cet homme donne son sang à la Croix rouge australienne. Mais ce n'est pour cela cela qu'on l'appelle « le bras d'or ».

C'est parce qu'il y a un demi-siècle on s'est rendu compte que son sang produisait un anticorps indispensable à la confection d'un médicament pour nouveau-né. Cet homme a lui tout seul a sauvé plus de 2 millions de bébés d'une mort certaine.

Voilà pourquoi on l'appelle « l'homme au bras d'or ». Or à 81 ans, les médecins ont décidé qu'il devait arrêter de donner son sang, alors qu'il déteste les piqures et ce pour sa propre santé. Il est donc à la retraite de son métier de sauveur de bébé.

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