Berlin, pauvre mais sexy, et ses relations avec la Corée du Nord et la visite d'Emmanuel Macron à Angela Merkel qui n'est pas passée inaperçue : revue de presse

Le toit du Humboldt Forum à Berlin
Le toit du Humboldt Forum à Berlin © AFP / John MacDougall

Comme disait l'ancien maire de la ville, Mr Wowereit :

Un aller – retour sur une compagnie à bas coût et quelques jours dans un hôtel pas cher, histoire de garder le plus d'argent possible pour les folles soirées berlinoises.

Et pourquoi pas le City Hostel ? Immeuble impersonnel, certes, mais situé à deux pas de Check Point Charly, l'ancien point de passage entre l'Est et l'Ouest de la Capitale ! Les chambres, ou plutôt les lits, commencent à 17€ ! Une affaire !

Evidemment, il faut faire avec l'ambassade de Corée du Nord qui partage le même immeuble. Mais, ils sont discrets les Nord-Coréens : c'est pas le genre à faire la bringue toute la nuit : d'ailleurs quand les journalistes sonnent, ça répond à peine.

En fait l'hôtel appartient à la Corée du Nord ! C'est le problème que viennent de découvrir les Berlinois. En fait, l'immeuble servait de résidence aux diplomates Nord-Coréens de passage en Europe à l'époque de l'Allemagne de l'Est. Après la réunification, il a été loué à un hôtelier. Un hôtelier qui, aux dernières nouvelles, verserait 38 000 € par mois de loyer à son propriétaire, l'ambassade ! En clair, l'argent va directement dans les poches du régime. Un régime qui consacre plus du quart de son budget à l'armée.

Je rappelle que la Corée du Nord est sous le coup de sanctions pour avoir par cinq fois testé des bombes nucléaires et tiré des missiles en direction du Japon. Du coup, le gouvernement Allemand a décidé de fermer l'hôtel au plus vite.

Car Pyongyang utilise tous les moyens possibles pour rapatrier du cash et surtout des devises : contrebande en tout genre en utilisant les valises diplomatiques, hôtellerie donc mais surtout travailleurs forcés fournis à des gouvernements étrangers.

Des milliers de Nord-Coréens travailleraient en Russie sur les chantiers de la Coupe du monde de foot 2018 : leurs salaires sont payés aux autorités Nord-Coréennes. C'est une sorte d'esclavage d'Etat. Cuba fait pareil avec ses médecins envoyés à l'étranger.

Une revue de presse en Allemagne où la visite d'Emmanuel Macron n'est pas passée inaperçue...

Je vais commencer par une jolie entourloupe de la Frankfurter Allgemeine Zeitung : « Pour Sigmar Gabriel, ministre des Affaires étrangères, mais surtout membre du SPD, les socialistes allemands, l'élection présidentielle française est une bonne nouvelle ».

« Elle montre cette élection qu'il y a une alternative en Europe aux politiques conduites par la chancelière allemande Angela Merkel. Des politiques qui ne s'intéresse qu'à l'épargne et pas à la croissance. Même si le score de Marine de le Pen est inquiétant. ».

Le problème, c'est que ces déclarations ont été faites pour l'élection de François Hollande ! Depuis les catastrophes se sont accumulées pour les socialistes allemands. Les présidents Français passent, les socialistes trépassent et Angela Merkel sourie toujours, elle l'a d'ailleurs dit explicitement !

C'est le magazine Der Spiegel qui le rappelle : « Au lendemain donc de l'élection d'Emmanuel Macron, Angela Merkel a déclaré à des barons de la CDU qu'elle n'allait pas changer de politique européenne parce qu'il y avait un nouveau président français ».

Une attitude particulièrement conservatrice qu'un éditorialiste de la Deutsche Welle, la radio publique allemande, n'apprécie mais alors pas du tout : « vous avez perdu la tête à Berlin ! On vient à peine d'échapper au pire, que Berlin multiplie les avertissements ! »

« Pas d'Euros bonds, pas d'investissements supplémentaires, pas de traitement de faveur pour Paris ! Se souviennent-ils que Marine Le Pen était au second tour ? Il faut écouter Emmanuel Macron et pas le sermonner ! Raison et respect ! ».

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