Destination le Mexique où des femmes policiers font leur tournée en jambières et talons aiguilles

Ça se passe à Aguacalientes, un petit Etat du centre du Mexique et ce n'est même pas nouveau : ça fait six ans que ça dure, depuis 2010 exactement. Cette année-là, le chef de la police décide de créer une unité spéciale de policières. Elles sont sept en tout : une task force, une unité d'élite. A priori, c'est une bonne idée : un groupe de femmes policières d'élite pour écouter d'autres femmes, victimes cette fois. Sauf que, pour accompagner cette brillante idée, on décide en haut lieu de leur confectionner un uniforme sur mesure . Evidemment ce sont des hommes qui s'attèlent à cette tâche ardue et là, la machine à fantasmes a tourné à plein tube : jambières noires, chemise ajustée, casquette à visière, lunettes de soleil et le clou : bottes montantes de cuir à talons aiguilles.

Et personne n'a semblé voir le problème ! Pourtant, il suffit de regarder les photos.

Les policières d'Aguacalientes
Les policières d'Aguacalientes © Feria de San Marcos

Elles sont même devenues très célèbres, notamment lorsque le président actuel, Peña Nieto, s'est fait photographier en 2013 tout sourire en leur compagnie. Personne pour faire remarquer que courser les cambrioleurs en talons aiguilles ça n'a rien d'idéal. Personne non plus pour tout simplement souligner le sexisme accablant de ces uniformes à la limite du déguisement. Quant aux sept policères d'Aguascalientes, elles ont fini par renoncer à faire autre chose que de la figuration pour touristes en goguette et en mal de selfies. Personne donc pour les sauver du ridicule pendant six longues années. Jusqu'à ce mois de mars. Elles ont en effet changé de chef aux dernières élections. Mais, encore une fois, le nouveau chef de la police d'Etat d'Aguascalientes est aussi un homme. Il a fallu que son adjointe se mobilise pour en finir avec les talons aiguilles et les jambières. Depuis une semaine, c'est donc treillis et pataugas, comme les hommes. L'unité féminine de police d'Aguascalientes est enfin prise au sérieux par la population. Comme dit l'une d'entre elles : « les gens te traitent comme ils te voient ». L'uniforme fait le policier.

Une revue de presse américaine alors que le match Clinton/Trump se préçise

Pour le New York Times , l'heure de vérité est arrivée pour les deux partis. Côté républicain,« le parti doit décider s'il se range derrière Donald Trump et son odieuse campagne ou s'il le rejette en rêvant qu'un des autres candidats remporte la nomination sur le tapis vert » . Pour les démocrates, poursuit le quotidien, le problème est moins celui du candidat, ou plutôt de la candidate, que « sa faiblesse auprès des jeunes, des indépendants, des hommes et auprès d'une partie de la classe ouvrière ». Une faiblesse préoccupante. Pour USA Today , aussi, la messe est dite : « les républicains ont récemment sorti l'artillerie lourde pour tenter de contrer une candidature Donald Trump. Un tel déferlement n'a au fond qu'un sens : il est probablement déjà trop tard ». Non, lui répond le Los Angeles Times ,« c'est maintenant ou jamais pour les électeurs républicains : il faut qu'ils se mobilisent et rejettent Trump et son insupportable rhétorique. Le parti républicain ne peut être défini par un homme qui enflamme les pires instincts chez ses supporters ». Mais on sent bien que le cœur n'y est plus et que cet appel à la raison est une sorte de chant du cygne un brin désespéré.

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