Entre 1997 et aujourd'hui, après inventaire, 25 millions d'ouvrages ont disparu des bibliothèques publiques d'Angleterre et du Pays de Galles.

25 millions d'ouvrages ont disparu des bibliothèques publiques d'Angleterre et du Pays de Galles
25 millions d'ouvrages ont disparu des bibliothèques publiques d'Angleterre et du Pays de Galles © Getty / Hany Rizk / EyeEm

Il ne resterait donc plus que 52 millions de livres à emprunter!

La question est donc: où sont passés les livres et surtout, pourquoi n'a-t-on rien fait? A la deuxième question, il est assez facile de répondre: l'austérité, l'austérité et encore l'austérité. Depuis 2010, un quart des emplois dans les bibliothèques publiques du Royaume ont été supprimés et 340 bibliothèques municipales fermées. Donc une partie de la disparition de ces 25 millions de livres est due à la disparition des bibliothèques, tout court.

Le reste – et une bonne partie tout de même – ce sont les livres abîmés, les livres perdus et surtout les livres volés. Des pertes qui, par le passé auraient été remplacées par des achats mais qui, en ces temps d'austérité, sont des budgets faciles à supprimer.

En 2016, les bibliothèques publiques ont reçu 224 millions de visiteurs. C'est plus que le nombre de ceux qui ont fréquenté les stades de foot, les cinémas et les dix principales attractions touristiques du pays réunis !

C'est simple : 60% des Britanniques ont une carte de bibliothèque dans leur porte-feuille, contre 14% des Français ! Du coup, la disparition à bas bruit de ces temples de la culture anglaise commence à déplaire fortement. Et la révolte, comme souvent en Grande-Bretagne, commence souvent dans le nord du pays. En l’occurrence à Liverpool la batailleuse, la rebelle Liverpool. La mairie devait dès cette année fermer 4 des 13 librairies municipales de la ville, faute de moyens.

Les salariés mais aussi les associations de lecteurs, de voisins, les politiques aussi se sont mobilisés et en urgence, le gouvernement britannique à débloqué une trentaine de millions d'euros pour éteindre l'incendie : bibliothèques sauvées... pour le moment !

  • Une revue de presse aux Pays-Bas

Et c'est évidemment le soulagement à la une du grand quotidien néerlandais NRC Handelsblat : « Les Néerlandais se sont réveillés ce matin dans un pays 'normal' : pas de révolte populiste ou de coups de massue électoral.

« L'extrémisme populiste ne s'est pas enraciné. Le printemps patriotique annoncé par Geert Wilders n'aura donc été qu'un mirage ». « Les Pays-Bas restent ce qui fait son c?ur battant depuis des décennies : un pays multicolore et surtout modéré ».

Le Volkskrant, plutôt marqué à gauche, utilise lui une métaphore sportive : « Dans cette coupe d'Europe des démagogues, le Premier ministre Néerlandais, Mark Rutte, a remporté les quart de finale, avant les demi en France et la finale en Allemagne ».

Même constat presque moqueur dans les pages de Trouw : « Le pays s'est retrouvé inondé de journalistes étrangers ces derniers jours, attirés par l'idée que les Pays-Bas pourraient être le premier maillon d'un réaction populiste en chaîne en Europe. »

« Ici d'abord, puis en France dans quelques semaines et enfin, en Allemagne en septembre. Désolé, mais cette révolution là ne commencera pas par les Pays-Bas, du moins pas encore : le chaos n'est pas pour maintenant ».

  • Un petit tour en Turquie

Parce que pendant ce temps, les bisbilles entre la Turquie et les Pays-Bas n'ont pas cessé. Il suffit d'ouvrir le quotidien turc Hürriyet pour s'en rendre compte : le dernier truc turc pour agacer les néerlandais est de s'en prendre aux vaches Hollandaises. Vous avez bien entendu, en plus d'avoir révoqué d'un coup de plume le jumelage d'Istanbul avec Rotterdam, les Turcs ont décidé d'expulser 40 Holstein frisonnes arrêtées à la frontière et immédiatement expulsées vers leur Hollande natale ! Non mais !

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