On ne connait évidemment ni son nom, ni son prénom, on l'a simplement appelé « l'homme de Mungo » et il a été découvert en 1974 en Nouvelle-Galles du Sud, dans le sud-est de l'Australie. C'est tout simplement le plus vieil australien.

Quarante ans, c'est le temps qu'il a fallu aux Australiens pour reconnaître l'importance de la culture aborigène
Quarante ans, c'est le temps qu'il a fallu aux Australiens pour reconnaître l'importance de la culture aborigène © AFP / NEIL SANDS

Et c'est aussi une découverte qui a bouleversé notre connaissance de la préhistoire de l'homme. D'abord parce que « l'homme de Mungo » montrait des traces de rituel funéraire : il était entouré de pierre d'ocre et dans une position très soignée.

Il y a d'ailleurs aussi une « femme de Mungo », découverte en 1968, 6 ans plus tôt, et qui porte, elle, la plus ancienne trace de crémation. Mais surtout, « l'homme de Mungo » est un homo sapiens comme vous et moi. Toute l'histoire australienne était donc à revoir.

On savait déjà que les aborigènes avaient précédé les anglais en Australie, mais si l'homme de Mungo était vieux de 42 000 ans, ça veut dire qu'Homo Sapiens a colonisé l'Australie avant l'Europe. A cette époque c'est Neandertal qui peuple l'Europe. Autrement dit, le regard sur les Aborigènes et leur culture venait de changer à jamais.

Mais l'histoire continue ! Les archéologues blancs australiens ramènent le squelette complet de l'homme de Mungo à l'université, puis au Musée National d'Australie à Canberra, la capitale. Il y repose donc depuis 43 ans.

C'est donc au bout de quatre décennies de lutte que les Aborigènes ont pu récupéré ces restes, mais aussi ceux de la femmes de Mungo et de beaucoup d'autres de leurs ancêtres déposés dans ce musée. Ils estiment, eux, que leur sépulture a été violée et leur repos éternel troublé.

Eh Hier, l'homme de Mungo, ainsi qu'une centaine d'autres restes humains, a été rendu aux tribus Ngiyampaa, Barkandji et Mutthi Mutthi pour un voyage de retour vers leur terres d'origine. Il sera enterré dès demain, vendredi, dans un lieu tenu secret.

Quarante ans, c'est le temps qu'il a fallu aux Australiens pour reconnaître l'importance de la culture aborigène, sa primauté sur l'île-continent, la grandeur de son art et donc de ses rites funéraires. Et aussi des excuses pour avoir soustrait aux siens l'homme de Mungo.

Le roi du Maroc en visite au Qatar 

Mohamed VI venait d'inaugurer le Louvre à Abu Dhabi, aux Emirats Arabes Unis, auprès d'Emmanuel Macron. Et pour ne pas avoir l'air de prendre partie dans le conflit qui oppose les Emirats au Qatar, il décide de faire une étape à Doha, la capitale Qatarie.

Une diplomatie équilibrée en somme. Sauf qu'en se baladant dans les rues de Doha, un passant lui offre une écharpe qu'il accepte et sur laquelle est écrit : « Vous avez peut être le monde avec vous, mais nous, nous avons Tamim ».

Hop, la photo est prise et partagée sur les réseaux sociaux. Or Tamim, c'est Tamim Ben Hamad Al-Thani, l'émir du Qatar. Le piège se referme donc sur Mohamed VI qui se retrouve tout sourire posant avec une écharpe pro-Qatar.

Embarras de tout le monde et surtout des Qataris qui expliquent depuis deux jours, sans convaincre, que cette photo est en fait un montage grossier, du type photoshop. Il n'empêche, le mal est fait et tout ça pour une vulgaire écharpe de souk !  

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