Tous les fans de foot le savent : le surnom de la sélection argentine est l' "albicéleste", parce que le drapeau argentin est bleu et blanc.

Drapeau argentin
Drapeau argentin © AFP / Maciej Luczniewski / NurPhoto

Trois bandes horizontales, bleu, blanc, bleu et un soleil inca doré au milieu. Mais pas n'importe quel bleu. Un bleu unique, un bleu très clair, un bleu céleste pour tout dire. Or, depuis deux siècles, la polémique n'a jamais cessé : est-ce que le drapeau arboré en 1812 par Belgrano, le père de l'indépendance Argentine, était bleu ou déjà céleste ?

Des scientifiques viennent de répondre à cette question. Ils sont allé récupérer à Tucumán, à 1 000 kilomètres de Buenos Aires, un drapeau totalement délavé par le temps mais qui date de 1814 – deux ans après l'indépendance – et lui ont appliqué une batterie de test. Tout y est passé : analyses chimiques, fluorescence de rayons X, spectroscopie Raman : des mois de boulot pour en arriver à la conclusion suivante : la couleur originale du drapeau argentin était.... bleue... tout bêtement bleue.

Pour les Argentins, ce détail est fondamental. C'est toute une histoire que se réécrit dans une seule couleur. Le bleu original, c'est un bleu outremer, un bleu France en somme... donc le bleu des Bourbons ! C'est-à-dire la couleur de la dynastie régnante en Espagne au moment de l'indépendance. Donc, si les pères de l'Argentine ont choisi au moment crucial la couleur des Bourbons, c'est qu'ils cherchaient un compromis avec l'Espagne, pas une rupture.

Or il se trouve que le drapeau de Tucumán a été offert à la ville par un proche de Belgrano qui a donc nécessairement eu à coeur de respecter les vraies couleurs du premier drapeau qui, lui, date de 1812.

En clair, c'est au cour du temps et au fur à mesure que l'indépendance s'est affirmée que le bleu du drapeau a pâli et s'est éloigné du bleu Bourbon Espagnol. Cela fiche un coup à l'orgueil national Argentin, qui, tout le monde le sait en Amérique latine, est ENORME.

  • Une revue de presse en Turquie avec le référendum remporté par Recep Tayyip Erdogan

51,37% pour le oui, 48,63% pour le non, Erdogan a remporté son pari et renforce son pouvoir. Pour beaucoup de commentateurs de la presse turque, la victoire a malgré tout un goût amer. C'est le cas par exemple de Hürriyet.

« Malgré les espoirs d'une majorité solide – au delà des 55% - la réforme constitutionnelle n'a recueilli qu'une petite majorité, laissant derrière elle un pays sociologiquement et politiquement divisé ». C'est l'Anatolie contre les grands centres urbains, titre l'édito.

Même raisonnement d'un autre éditorialiste de Hürriyet : une victoire si courte signifie que la polarisation et la tension continueront en Turquie. A moins qu'Erdogan ne comprenne qu'un président tout puissant n'est pas viable avec une opposition si forte ».

Ce n'est pas l'avis d'un autre quotidien, pro-gouvernemental : Sabah, qui rappelle que le système parlementaire turc a été forgé par des coups d'Etat successifs dont les leaders avaient pour priorité le contrôle et non la gouvernance et ses défauts ne pouvaient plus convenir à la Turquie d'aujourd'hui ».

Pour le quotidien « Il était temps que la Turquie adopte un système de gouvernance qui reflête le dynamisme sans borne et la jeunesse de sa population, un système présidentiel ».

L'électorat turc a dit oui à un système de gouvernement plus efficace, à une croissance économique plus rapide et à la stabilité politique. Il a aussi confirmé la maturité politique des la Turquie. »

Enfin, les politiciens européens peuvent lire dans ce résultat un message : occupez-vous de vos propres affaires plutôt que d'être victime de biais anti-Erdogan.

Enfin, des nouvelles de Salt Bae. C'est le quotidien Cumhürriyet qui s'est chargé de m'en donner, que je transmet. Nusret Gökçe est Turc, il est suivi par plus de 6 millions de fans sur les réseaux sociaux et sa spécialité c'est le découpage artistique de biquette, de gigot d'agneau ou de rôti de bœuf.

Le tout en lunettes de soleil et en débardeur col en V pigeonnant, laissant apparaître le torse velu et le muscle saillant. Nuret... Il a voté ! Mieux encore, selon Cumhürriyet, il a voté en reproduisant le geste de torero qui l'a rendu célèbre : lever le bras, replier le poignée en forme de grue ou de canard et... jeter le bulletin dans l'urne comme on jette un couteau affûté sur un gigot saignant.

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