Des manifestants tibetains ont été arrêtés à Davos en marge de la visite du président Chinois Xi Jiping, ils protestaient contre la politique de répression au Tibet.

Le Dalaï Lama en Inde en janvier 2017
Le Dalaï Lama en Inde en janvier 2017 © AFP / DIBYANGSHU SARKAR

Ce nouvel homme fort du Tibet, c'est Qi Zhala, 58 ans, Tibétain d’origine, né à Shangri-La. Son curriculum vitae a été publié par le Quotidien du peuple. Il a rejoint le parti communiste chinois en 82. Puis a été propulsé secretaire general du parti communiste du Tibet en 2010 et de Lhassa, sa capitale en 2011.

Mr Qi est un homme de confiance qui va régner sur le toit du Monde . Il va mettre en application le nouvel arsenal sécuritaire qui a été décidé par Pékin début Janvier. On en a peu parlé. Mais cette nouvelle législation apporte une base légale pour combattre ce que Pékin appelle les « activités terroristes ».

Il est difficile d’avoir des informations sur ce qui se passe au Tibet qui est fermé aux journalistes étrangers. Sauf quand le gouvernement chinois décide d’organiser un voyage de presse très encadré. Ce qui a été le cas au début du mois. Les journalistes étrangers qui en faisaient partie ont constaté à quel point la liberté religieuse restait étroitement encadrée. Ce qui n’a donc pas changé depuis les émeutes meurtrières qui avaient éclaté à Lhassa en 2008.

Le culte public du Dalaï Lama est toujours interdit. Le Dalaï Lama qui est toujours la bête noire de Pékin. Le gouvernement chinois se méfie de l’influence du Dalaï Lama. Le dernier exemple c'est celui d’un jeune moine parti du Tibet pour rencontrer le Dalaï Lama en Inde. Sur la route, il a reçu l’ordre de faire demi tour. La police chinoise a fait pression sur ses parents.

Mais le jeune moine a décidé de poursuivre sa route. Il vient juste d’envoyer ce message via les réseaux sociaux : "chaque Tibétain a un rêve, rencontrer le Dalaï Lama. Je n’ai pas de regret, même si je devais mourir.

Dans la presse chinoise, cette semaine, la pollution prend toujours beaucoup de place dans les journaux car le smog est revenu depuis hier avec un indice de qualité de l’air supérieur à 150, qualifié de mauvais.

Le Beijing News, grand quotidien populaire A Pékin , titre sur « l’alerte jaune relancée dans la capitale chinoise , pollution grave ».

Les chantiers doivent être arrêtés ainsi que le transport de tous les matériaux. Il y a trois niveaux jaune, orange, rouge. Les enfants et les personnes agées doivent eviter de sortir, de faire du sport.

A 10 jours du nouvel an chinois, le bureau de protection de l’environnement rappelle que le nombre de pétards sera limité à cause de la pollution de l’air. A Pékin , le nombre de points de vente de pétards a été réduit d’un tiers .

La presse en ligne donne la liste des villes où les pétards seront même interdits. Comme Xian, célèbre pour son armée en terre cuite enterrée.

C’est une tradition! Les chinois font éclater des pétards pour chasser les mauvais esprits qui compromettre le succès de la nouvelle année. Voilà pour la presse en caractères Chinois.

La presse chinoise anglophone est tournée vers l’international. Le Global Times, journal influent et nationaliste, titre sur Xi Jinping en Suisse. Il va présenter sa vision pour l’économie mondiale écrit le journaliste. Pour le global Times , Xi va se projeter comme le leader d’un monde globalisé et ouvert, face à la montée du populisme des politiques des pays de l’ouest, en particulier aux Etats Unis avec Donald Trump précise le quotidien.

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