Ce matin, on commence seulement à passer au choses sérieuses, c'est-à-dire à discuter argent : combien les Sud-Coréens sont-ils prêts à allonger pour que leurs voisin du nord viennent aux Olympiades. C'est du racket, ni plus ni moins.

Kim Jong-Un corée
Kim Jong-Un corée © Radio France / Maxppp

Mais Séoul est habitué : à chaque fois, c'est la même histoire : Pyongyang menace le monde entier, envoie des missiles en mer du Japon, ils envoient même par le fond des navires de guerre sud-coréens, comme en 2010, 46 morts tout de même !

Et à la fin, Séoul paie pour avoir la paix, littéralement d'ailleurs ! En 2000, la Corée du Sud avait déboursé 500 millions de dollars en cash juste pour des pourparlers puisse avoir lieu entre les deux pays. Des pourparlers qui n'avaient pas donné grand chose. 

Séoul va donc tout payer

Pyongyang va même charger la barque, pour être sûr que ça coûte bien cher à Séoul. En plus des quelques athlètes qualifiés pour les JO de Pyeong Chang, les sud-coréens payeront pour les supporters de la Corée du Nord.

Mais ils paieront aussi pour le logement de tout le monde, pour la sécurité, pour l'alimentation, pour tout en fait ! Y compris les salaires de ces invités un peu spéciaux. D'ailleurs, Pyongyang aimerait bien du cash et si possible en dollars.

Sauf que là, ça va poser un problème : les sanctions contre la Corée du Nord interdisent l'échange de devises , histoire d'éviter que l'argent termine dans le programme nucléaire nord-coréen. Une solution serait une levée temporaire des sanctions.

Impossible de lever des sanctions internationales pour le temps des JO

Mais par contre, la Corée du Sud peut, elle, parfaitement lever ses sanctions unilatérales. C'est d'ailleurs ce qu'elle risque de faire pour permettre aux athlètes, aux supporters, à la délégation officielle de traverser la frontière qui, je le rappelle, est une zone militaire infranchissable et ce depuis l'armistice de 1953.

A moins qu'ils ne choisissent de venir en bateau, ou la Chine. Plus la Corée du Sud paiera cher, plus le symbole de paix sera éclatant : passer à pied, ça veut dire Pyongyang content, plein d'argent ; par la mer, moins content, moins d'argent ; par la Chine, pas content, peu d'argent.

En Israël, on craint pour la vie d'un cyclotouriste britannique

Il s'appelle Oliver McAfee et il avait décidé faire le tour d'Israël en vélo. Or on a pas de nouvelles de lui depuis le 29 novembre. Est-il perdu dans le désert du Néguev, il était dans le coin, après tout ou est-il victime du syndrome de Jérusalem !

Le syndrome de Stockholm qui consiste à fraterniser avec ses propres ravisseurs, lors d'une prise d'otages par exemple. Ou encore de syndrome de Paris, qui est asiatique et même japonais : il consiste à être déçu par la capitale, au point d'y déprimer grave !

Le syndrome de Jérusalem, lui, envoie une centaine de personnes chez le psychiatre tous les ans. Celui consiste, grosso-modo, à voyager en Terre sainte et, tout à coup, à se prendre pour Jésus, à voir la Vierge ou à prophétiser nu dans dans les rue de Jérusalem.

C'est, on peut l'imaginer, ce qu'il s'est passé pour ce cycliste. D'abord, il est très religieux. Ensuite, on a retrouvé ses papiers d'un côté, rangés, son vélo un peu plus loin. Cela sent l'illumination, à plein nez. D'autant qu'on a aussi retrouvé des pages de sa bible arrachées et disposées en cercle sous des pierres.

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