Par Christian Chesnot

Coup de filet dans les milieux de la mode en Iran

Le port du voile reste l'un des derniers marqueurs de la révolution islamique en Iran depuis 1979, le foulard est obligatoire pour toutes les femmes, quelles soient iraniennes ou étrangères.

Dans les quartiers populaires de Téhéran, le tchador noir demeure la norme . En revanche dans la classe moyenne et la bourgeoisie, les Iraniennes portent des foulards de couleur vives qui laisse largement apparaître leur chevelure.

Pour les zélotes religieux au sein du pouvoir iranien, le voile est un combat obsessionnel.Depuis deux ans, une opération de justice, baptisée Araignée , traque toutes les photos de jeunes femmes qui se dévoilent sur Internet, et notamment sur le réseau Instagram .

Parce qu'il faut savoir qu'en Iran, Facebook et Twitter sont interdits, donc la jeunesse iranienne utilisent massivement le réseau Instagram.

Dix ans d'interdiction du voile à l'école
Dix ans d'interdiction du voile à l'école © Maxppp / Jean-François Frey

Huit personnes liées au milieu de la mode viennent d'être arrêtées pour "propagation de contenu immoral et d'une culture anti-islamique." En clair : diffusion d'images de femmes non voilées.

En deux ans, l'opération Araignée a identifié 170 personnes qui géraient des pages sur Instagram, des photographes, des maquilleurs, des mannequins ou encore des responsables de maison de couture.

C'est un peu le jeu du chat et de la souris entre les autorités et les jeunes...

Et les jeunes sont plus malins et ont évidemment une longueur d'avance, par exemple, des programmateurs anonymes iraniens ont mis au point une application pour les téléphones mobiles qui permet de localiser en direct les agents de la police religieuse chargés de vérifier si les femmes portent correctement leur voile dans les rues. Une police des moeurs très active à partir du printemps quand il commence à faire chaud...

Cette affaire de femmes qui se dévoilent sur Instagram illustre aussi le bras de fer entre les réformateurs et les conservateurs .Le président Hassan Rohani prône une plus grande ouverture politique et sociale, notamment en ce qui concerne le respect du code vestimentaire. Mais sur ce dossier, il n'a pas vraiment la main.

Le poids des durs du régime, même s'ils ont connu un revers aux dernières élections législatives, restent toujours très important. Ils peuvent encore donner des coups de griffes, comme en témoigne les dernières arrestations dans les milieux de la mode à Téhéran.

En Egypte, Hosni Moubarak est un homme libre...

Ou presque. C'est ce que révèle le New York Times . L'ancien président vient de fêter son 88ème anniversaire à l'hôpital du Caire. Il a droit au téléphone, reçoit régulièrement des fleurs, accueille ses proches et commande ses repas à l'extérieur. Bref, "techniquement, Hosni Moubarak est libre", écrit le journal américain. Seule restriction : il n'a pas le droit de sortir en dehors de l'hôpital.

Crise des bébés en Italie

En 5 ans, les naissances ont diminué de 66 000 chaque année. The Independant rapporte que la ministre de la santé parle "d'apocalypse", l'Italie devenant, selon elle, un pays "moribond".

Le gouvernement italien, poursuit le journal, a donc décidé de doubler le montant des allocations familiales, notamment pour les foyers les plus modestes.

La Commission européenne s'inquiète des conséquences de la prochaine suppression des visas pour les Turcs

Un rapport de l'Union redoute que des organisations terroristes et mafieuses profite de cette mesure pour s'infiltrer encore plus facilement en Europe.

Le quotidien de Londres The Telegraph cite un ancien chef du MI6, le service de renseignement extérieur britannique, qui estime que l'exemption de visa pour les ressortissants turcs, revenait à installer une "pompe à essence" juste à côté d'un incendie...

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