Une plage comme on en rêve : sable blanc, soleil éternel et villas sur pilotis le tout à La Jolla.

Children's Pool Beach envahie par les phoques
Children's Pool Beach envahie par les phoques © Getty / Stephen Saks

Pas très loin de la plage de Malibu, sauf que la nôtre à une histoire et même un nom : Children's Pool Beach, la Piscine des enfants. Et elle s'appelle comme cela pour une bonne raison : en 1931, un philanthrope californien fait construire à même la plage, une immense digue en forme de demi-lune histoire de protéger la baignade des enfants.

Parce que c'est très dangereux de se baigner dans le Pacifique. Ce n'est pas pour rien qu'Alerte à Malibu a tenu 243 épisodes sur des histoires de baigneurs qui se noient ! Les courants y sont très forts et l'eau glacée. Donc cette digue est une bénédiction et, sitôt construite, a fait de La Jolla un havre pour les familles.

Pour les familles et, depuis le début des années 90, pour les phoques ! D'abord un premier qui a trouvé l'endroit à son goût : abrité du vent, des courants donc. Puis il a fait venir ses potes, puis les femelles et bientôt La Jolla s'est retrouvé avec une véritable colonie. Au début tout allait bien : c'est rigolo des phoques, c'est pas agressif, ça s'empile les uns contre les autres par grappe et ça reste des heures à se vautrer sur le sable blanc. Sauf que des dizaines de phoques ça pèse une demi-tonne et ça défèque...

La plage est devenue impraticable

Impossible de laisser les enfants faire des châteaux de sable au milieu des phoques et de leurs déjection. L'eau est devenu impropre à la baignade et donc, petit à petit, les phoques et leurs petits ont chassé les hommes et leurs petits.

Seulement voilà, on est à La Jolla et si l'on a acheté une villa dans le coin, c'est pour la mer : on va pas se laisser faire par des phoques ! Les riverains ont donc entamé une guerre judiciaire pour en finir avec les phoques, au nom du patrimoine bien sûr !

Je vous rassure, jusqu'à présent ils ont été défaits devant les tribunaux : c'est un délit fédéral que de perturber les phoques californiens. Surtout en période des amours... Mais la bataille n'est pas finie et avec l'Amérique de Donald Trump, tout peut arriver !

Aux Etats-Unis, la presse se résume en un mot : le chaos !

« Le chaos » qui revient en boucle dans les articles de l'ensemble de la presse pour décrire ce qui se passe à la Maison-Blanche en ce moment. « Chaos dans la West Wing » pour le webzine Salon qui explique que les frustrations de Trump filtrent sa réalité ».

« Chaos » pour le New York Times aussi qui parle d'une Maison-Blanche « assiégée » où règne « la confusion » : « l'appétit de Donald Trump pour le chaos, couplée pour son mépris des conventions qui protègent la présidence, déstabilisent les équipes ».

En ce moment, ajoute le New York Times, c'est l'équipe de presse qui en prend pour son grade. Ils ont tous été convoqué par le président et sont littéralement épuisés. Au point que les journalistes entendent hurler les conseillers même derrière les portes closes !

C'est au point que, selon The Spectator, un journal Washingtonien, on a vu le porte-parole de la présidence, Sean Spicer, se cacher derrière les buissons du jardin, pour échapper aux journalistes et éviter de se justifier ! Du grand n'importe quoi !

Et c'est le New York Times qui a le dernier mot - cruel : son éditorial d'hier était intitulé : « lorsque le monde est dirigé par un enfant » et il ajoute : « l'immaturité est devenue la note dominante de cette présidence et le manque de sang froig, son leitmotiv ».

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