On les appelle, des « kumari », et le 28 septembre dernier, l'une d'entre elle a pris sa retraite pour laisser sa place à une nouvelle incarnation de la déesse hindoue Taleju.

Showlina Banerjee, agee de 4 ans 10 mois et 19 jours, habillee en Kumari, alors qu'elle est adoree par un pretre hindou lors de la fete religieuse de Durga Puja dans la ville indienne du nord-est d'Agartala 28 sept. 2017.
Showlina Banerjee, agee de 4 ans 10 mois et 19 jours, habillee en Kumari, alors qu'elle est adoree par un pretre hindou lors de la fete religieuse de Durga Puja dans la ville indienne du nord-est d'Agartala 28 sept. 2017. © Maxppp / Abhisek Saha / Le Pictorium

Au Népal, il existe une douzaine de ces « déesses vivantes ». Le principe, c'est qu'une fillette d'environ trois ans est choisie par des moines hindouistes, avec l'autorisation de ses parents, bien sûr, pour être ensuite emmenée et isolée.

Seules les plus importantes des « kumari », une poignée d'entre elles, les plus importantes, ont un traitement spécial. Celles-là sont non seulement isolées du reste du monde, mais en plus elles ne peuvent sortir que 13 fois l'an.

Il faut savoir qu'elles sont très bien traitées ces petites filles : elles sont habillées, maquillées, adulées et évidemment impeccablement nourries. 

Lorsque la « kumari royale » fait une de ses treize apparitions, elle est portée en ville

L'idée est que jamais les pieds divins de la « kumari royale » ne soient souillés par le sol. Enfin, vers 12 ans, ces « kumari » prennent leur retraite et sont rendues à leurs parents pour être aussitôt remplacées par une nouvelles fillette.

C'est donc ce qu'il s'est passé le 28 septembre : Matina Shakya a eu 12 ans, elle est sortie du couvent avec le titre prestigieux de « kumari royale à la retraite » et a été remplacée par la petite Trishna Shakia. Et c'est reparti pour une dizaine d'année.

Le Népal a beau être très pauvre, des associations locales ont déjà essayé d'en finir avec cette institution. Mais la Cour suprême locale a jugé qu'il n'y avait ni travail déguisé d'enfant, ni maltraitance. C'était en 2008.

La seule chose qui a changé, c'est que les « kumari », toutes déesses vivantes, qu'elles sont, vont à l'école : 3 heures par jour. Des cours rien que pour elles, ce qui au Népal est évidemment un luxe. D'ailleurs Matina Shakya a repris sa scolarité dès hier à Katmandou.

Encore une fois, pas de mutilation, ni de maltraitance : juste une sorte de pensionnat longue durée pour « déesse vivante » népalaise.

En Suède : encore une histoire de tombe viking ! 

Après le guerrier viking qui était une guerrière, c'est une nouvelle tombe de femme qui passionne les Suédois en ce moment : celle-là est connue depuis les années 70 pour sa richesse vestimentaire : on y a retrouvé de la soie, figurez-vous !

Mais depuis quelques jours, on a enfin décrypté les ornements de ces tuniques de soie venue, je le rappelle, des confins d'Asie centrale, tout de même. Ce qui a permis de démontrer que les Vikings commerçaient avec le Moyen-Orient et la route de la soie.

La surprise a donc été totale lorsque on s'est rendu compte que ces ornements étaient en fait des broderies en arabes : on y distingue nettement deux mots : « Ali », le gendre du prophète et « Allah », qu'on ne présente plus ! Évidemment ça change tout !

Cette femme portait-elle ses vêtements précieux sans savoir ce qui était écrit dessus ? C'est une hypothèse. Une autre est plus troublante : dans le Coran, il est écrit au paradis, on est habillé de soie. Et si cette viking était en fait musulmane ?

C'est possible : les archéologues travaillent sérieusement sur cette hypothèse. En tout cas, c'est une bonne claque aux néo-nazis qui avaient fait des Vikings leurs héros aryens : en fait, comme toujours, la vie et l'histoire sont plus compliqués que la caricature.

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