Vous êtes bien réveillés et vous avez bien lu : à compter du 1er mai prochain, 31 millions de vénézuéliens passeront non pas à l'heure d'été mais à la ½ heure d'été . Ils devront donc avancer leurs montre et réveil matin de 30 minutes.

Cela paraît délirant mais pour tout dire c'est en fait un retour à la normale, puisque depuis 2007, le défunt président Hugo Chávez avait lui décidé de retarder les montres de tout le pays d'une demi-heure. Alors pourquoi revenir sur la décision du Comandante ?

Parce que le pays est au bord du blackout, c'est à dire de la coupure totale d'électricité. Ce qui serait presque comique si ça n'était pas désespérant, puisque le Vénézuela possède les premières réserves pétrolières au monde devant l'Arabie Saoudite !

Et tout cela pour économiser de l'électricité. La logique, c'est qu'une demi-heure de jour supplémentaire, c'est autant d'ampoules et surtout d'air conditionné en moins . C'est aussi la raison pour laquelle, le Maduro a demandé aux femmes ne moins utiliser leur sèche-cheveux mais aussi de faire sécher le linge aux fenêtres et d'oublier les sèche-linge. Vous avez remarqué avec quelle subtilité le socialisme bolivarien renvoie les femmes à leur miroir et à leur lessive. Le pays manque d'électricité, c'est la faute des femmes !

Pour être tout à fait juste, il faut ajouter qu'il a aussi rationné l'électricité dans les centres commerciaux – ce qui signifie plus d'air conditionné – et créé la semaine de 4j pour les fonctionnaires. Le but est d'économiser 20% d'électricité.

Mais le hic, c'est que ça ne marche pas vraiment . La capitale, Caracas, est encore plus ou moins épargnée mais, en province, les coupures d'électricité, qui durent plusieurs heures, sont devenues monnaie courante. Le tout dans un pays qui est censé être un des plus riches du continent !

Une revue de presse égyptienne, à l'occasion de la visite de François Hollande

En commençant par le quotidien en ligne Mada Masr qui rappelle combien la France « est devenue en quelques mois un allié militaire et économique clé du régime du président Al Sissi ». Rafales, Mistral et frégates sont venus seller cette alliance.

Le quotidien espère, malgré tout, que les contrats militaires n'ont pas totalement masqué les inquiétudes françaises en matière de droits de l'homme en Egypte. Et la mort récente sous la torture de l'italien Guilio Regeni a rappelé au bon souvenir des Français un autre cas : celui d'Eric Lang , un Français tué dans des circonstances similaires en 2013.

Le quotidien Mada Masr explique que « si la France avait pris le cas d'Eric Lang avec autant de sérieux que l'Italie, celui de Regeni, des dizaines de vies égyptiennes cette fois auraient peut-être été épargnées ».

Parce que les morts sous la torture dans les commissariats égyptiens sont presque devenues monnaie courante dès lors qu'il s'agit d'hommes ou de femmes arrêtés pour sédition ou pour avoir simplement manifesté.

Et Mada Mars n'est pas le seul quotidien qui se souvient d'Eric Lang : Al Masri Al Youm aussi consacre un long article à son arrestation, le 6 septembre 2013, puis à sa mort dans des circonstances non élucidées dans le commissariat où il était retenu.

Un article qui rappelle surtout que les cas Regeni et Lang sont exemplaires du « sombre bilan des droits de l'homme en Egypte aujourd'hui ».

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