Une somme qui correspond aux revenus supposés d’une mine secrète de diamants qui était réservée aux affidés du régime du président déposé.

Mugabe
Mugabe © Radio France

Il s'appelle Robert Mugabe, il a plus de 93 ans, et il était jusqu'au 21 novembre dernier le chef d'Etat le plus âgé au monde. Ce jour-là, il a été déposé sans violence et remplacé au pouvoir par son vice-président.

Près de deux mois plus tard, les ennuis commencent. Les ennuis se sont les milliards de dollars qu'en près de 30 années de pouvoir, Robert Mugabe aurait mis de côté. Le nouveau pouvoir cherche quelques 15 milliards de dollars qui manquent.

Il y a plusieurs questions : la première est comment a-t-il pu soustraire des caisses de l'état une pareille somme. Le Zimbabwe est un pays enclavé en Afrique australe, totalement ruiné, pratiquement sans monnaie avec une inflation colossale.

Réponse : la ressource minière par excellence, des mines de diamants. Or il se trouve qu'en 2006, un des plus gros gisement de diamants au monde a été précisément trouvée au Zimbabwe, dans la région de Marange.

Sa gestion a été confiée à une entreprise privée étrangère et l'Etat zimbabwéen a pris 50% des parts. Or on croit savoir que cette mine a servi de tiroir caisse à tous les affidés de l'ancien président. Et donc à lui-même.

La principe était simple. On extrait des diamants, on oublie d'en déclarer la moitié, on les estampille officiellement – puisque l'Etat est partenaire de l'opération – et hop, ni vu ni connu : les diamants se retrouvent négociés à Anvers ou à Dubaï.

Mais comment est-on arrivé à cette somme de 15 milliards de dollars ? C'est Robert Mugabe lui-même qui a lâché le morceau. En 2016, à l'occasion de son 92ème anniversaire, en pleine crise, il a expliqué que sur 15 milliards de dollars de chiffres d'affaires de cette mine, l'Etat zimbabwéen n'avait reçu que 2 milliards.

"Comment saviez-vous que 15 milliards avaient été produits alors que l'Etat c'était vous, et que vous n'aviez connaissance que des 2 milliards ?", lui a-t-on demandé. Il a répondu que 15 milliards c'était métaphorique ! 

Le parlement est en train d'enquêter sur la métaphore.

En Italie la municipalité a décidé d'éduquer les taxis 

Et ce n'est pas gagné ! La capitale italienne a, en effet, la réputation d'avoir parmi les taxis les plus désagréables au monde ! Incapable de parler un minimum d'anglais, souvent énervés à cause de la circulation et en plus s'exprimant avec les mains : ce qui peut-être perçu comme une agression dans beaucoup de cultures, asiatiques notamment. Du coup, la mairie a décidé de leur donner des cours de politesse pour aux touristes étrangers et d'anglais. Un peu d'histoire de l'art aussi pour pimenter le tout !

Ils apprennent qu'on ne touche pas aux bagages des Chinois sans y être invité. Ils apprennent aussi à dire 48 (Se Che Ba) en mandarin. 48 euros, c'est le prix d'un aller simple pour l'aéroport. 750 taxis sur les 6000 de Rome ont déjà pris ces cours. A quand Paris ?

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