Cette tombe viking était connue depuis plus d'un siècle. Elle appartient a une nécropole de plus de 3 000 tombes située à Birka, dans le sud de la Suède.

Reconstitution viking en 2017
Reconstitution viking en 2017 © Maxppp / MARCIN BIELECKI

Un site si important qu'il a été classé en 1993 au patrimoine mondial de l'UNESCO. Mais la tombe en question est la plus célèbre, parce que c'est la plus riche en artefacts et aussi une des mieux conservées. On y a trouvé deux boucliers, une épée, une hache, des flèches et une dague. Clairement, c'était la tombe d'un guerrier. Un guerrier de haut rang même puisque, en plus, on y a trouvé un Hnefatafl, une sorte de jeux d'échec viking que les officiers utilisaient pour exercer leur dons en stratégie.

Sauf que le guerrier en question était, en fait, une femme

Une guerrière donc. Ce qui est incroyable, c'est qu'on vient seulement de s'en rendre compte. Depuis 130 ans, personne ne s'était posé la question : un squelette entouré d'armes de guerre, c'était forcément un homme. C'est notre regard qui a changé et tout à coup, les archéologues ont vu ce qui pourtant sautait aux yeux.

Le guerrier était donc bel et bien une guerrière : les études ADN viennent d'être publiées dans une revue scientifique et elles sont irréfutables. Evidemment, dans un pays aussi passionné d'égalité homme – femme, la nouvelle a fait sensation.

La passion paritaire de la Suède venait d'être validée par l'histoire : les sagas nordiques et ses femmes soldats disaient vrai. Le roman national scandinave doit désormais faire toute sa place à Astrid et non plus uniquement à Björn et son casque à cornes.

Mais n'est-ce pas trop demander à une simple tombe? C'est toute la controverse du moment ! Pendant 130 ans, on n'a pas vu que c'était une femme, ce qui dit beaucoup de nos préjugés et de notre société. Mais maintenant que la vérité est connue, peut-être fait-on la même erreur mais à l'envers cette fois. Ceux qui demandent de la prudence dans l'interprétation explique que sur un milliers de tombes de guerriers fouillées à Birka, seules trois sont des femmes. Encore qu'il faille se méfier. En fait, l'archéologie, comme l'histoire est au fond éminemment politique.

En Equateur, le président a trouvé une caméra espion dans son bureau

Une petite caméra dissimulée dans les volutes du plafond et qui, en plus fonctionnait parfaitement et était reliée à l'extérieur. Le genre de caméra qu'on contrôle avec un téléphone portable. Mais le plus amusant, c'est qui a installé cette caméra ? Eh bien, la caméra en question a été installée il y a 7 ou 8 ans par le prédécesseur du président Moreno : Rafael Correa. De là à imaginer que l'ancien président espionnait son successeur, il n'y a qu'un pas franchi allègrement par Lenín Voltaire Moreno.

Ce qui est avéré, c'est que Correa avait « oublié » de signaler la présence de cette caméra au moment la la passation de pouvoir, le 26 mai dernier. Inutile de préciser que rien ne va plus entre l'ex et son successeur qui était pourtant son dauphin.

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