La performance d'une petite école de samba d'une favéla de Rio qui n'avait jusqu'à présent défilé que deux fois dans toute son histoire et qui, cette année est arrivée seconde, un exploit, fait polémique : son spectacle s'intitulait "Mon Dieu, mon Dieu, l'esclavage est-il vraiment fini ?"

Une école de samba fait polémique
Une école de samba fait polémique © Getty / Global_Pics

Défilaient donc des esclaves qui dansaient avec des muselières et des traces de fouet, un char représentant la « loi d'or » - la loi qui a aboli l'esclavage au Brésil en 1888 – suivi par un groupe de danseurs évoquant les logements insalubres des favélas d'aujourd'hui.Même si le sujet est toujours aussi sensible : le Brésil est le pays du monde qui a reçu le plus d'esclaves venus d'Afrique et le dernier a avoir aboli l'esclavage, la vraie raison de cette polémique est présidentielle. 

Le clou du spectacle était un char ou les politiques brésiliens étaient représentés en vampires et surplombant l'ensemble, un chef vampire mais avec le visage du président Temer, qualifié de « vampire ultralibéral », la chemise bourrée de billets de banque.Il n'en fallait plus – mais pas moins – pour déchaîner les réseaux sociaux : la gauche qui est à la fête dans les sondages présidentiels y voit une revanche sur les manifestations anti Lula et Dilma Rousseff de 2015, la droite y voyant un défilé de très mauvais goût !

Et moi je réponds, avec les faveleros de Tuiuti, comme dans la chanson de cette école de samba des favelas de Rio : « Je ne suis l'esclave d'aucun seigneur, mon paradis est mon bastion, Tuiuti est la sentinelle de la libération ».

Un des chars de l'école de samba Paraiso do Tuiuti lors d'un défilé du Champion au Marques do Sapucai dans la ville de Rio de Janeiro
Un des chars de l'école de samba Paraiso do Tuiuti lors d'un défilé du Champion au Marques do Sapucai dans la ville de Rio de Janeiro © AFP / ORGE HELY / BRAZIL PHOTO PRESS

Aux Etats-Unis : visite du nouveau QG d'Apple

Il fascine tout le monde ce nouveau QG, avec sa forme de soucoupe volante posée en plein milieu d'un parc à Cupertino en Californie. Sauf peut-être les salariés de la Maison de la radio, qui savent ce que signifie travailler dans une maison ronde.Les premiers salariés sont arrivés en début d'année et les ennuis ont commencé tout de suite. Quand je dis les ennuis, il y a eu des blessés. En fait, pour accentuer l'impression de transparence et favoriser le partage : tous les murs sont en verre.Essayez de mettre des milliers de Geek, un peu myopes et surtout plongés dans leur téléphone dans un endroit où toutes les portes, tous les murs, sont en verre. Ce qui devait arriver, arriva : Bing ! On ne compte plus les employés, étourdis, assommés, voire gravement coupés ! Une info comme une métaphore de notre époque où la transparence est sensée régner, mais pas sans faire de dégâts.

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