Ses profs et ses camarades de classe connaissent à peine son visage.

Elle a 16 ans, elle est lycéenne en classe de seconde dans la région d’Osnabrück au nord-ouest de l’Allemagne, et depuis des années – depuis la classe de 5ème – tous les jours cette jeune fille vient en classe vétue d’un voile intégral. Les enseignants, la direction du lycée ont tout tenté ces dernières années pour la convaincre (et convaincre ses parents) de retirer le Niqab pendant les cours, mais sans succès : il faut dire qu’en Allemagne – contrairement à la France - rien n’interdit le port du voile intégral dans l’espace public.

Mais l’histoire s’est envenimée il y a quelques semaines, quand on a appris que la famille était surveillée par les services de renseignement, pour ses liens avec la mouvance salafiste. Depuis, les politiques s’en mêlent : l’opposition CDU au Parlement régional de Basse-Saxe réclame l’intervention des autorités. Mais le cas est complexe, car d’un côté l’article 4 de la Constitution allemande garantit la liberté de culte (un principe essentiel en Allemagne – pays non laïque). Et de l’autre, l’école est dans l’obligation de remplir son rôle éducatif. Or selon les enseignants, le voile intégral « ne permet pas d’assurer le minimum de communication en classe ». Pour les défenseurs de la jeune fille, tout cela n’est qu’un prétexte pour la stigmatiser alors que jusqu’ici, expliquent-ils, tout se passait bien dans son école.

Mais ce cas particulier est devenu emblématique, au moment où l’Allemagne s’interroge sur la place de l’islam, et sur le symbole que représentent la burqa et le niqab. Le gouvernement fédéral planche depuis quelques mois sur un projet d’interdiction partielle – dans les services publics, les tribunaux et les écoles. Mais pas question à priori de suivre l’exemple de la France, et de bannir totalement la burqa, même si la mesure est réclamée par une partie des conservateurs !

  • Dans la presse italienne

Le Donald Trump allemand a encore frappé : il s’appelle Bjorn Höcke, c’est un ténor de l’AfD (le parti de droite populiste) dans la région de Thuringe. Roi de la provoc’, proche des milieux néo-nazis, il fait régulièrement scandale. Mardi, dans un discours à Dresde il a qualifié le mémorial de l’Holocauste à Berlin de « monument de la honte ». A l’entendre, la culture de la culpabilité de l’Allemagne a assez duré. Des propos qui font scandale, toute la presse en parle ce matin. Et même la cheffe de l’AfD Frauke Petry prend ses distances. Elle reconnaît : Björn Hocke est devenu un « fardeau pour le parti ».

Un plan Marshall pour l’Afrique : c’est à lire dans le journal Die Welt. L’Allemagne qui préside cette année le G20, veut faire avancer l’idée d’un vaste plan de développement pour le continent africain. Soutien à l’agriculture, aide financière pour l’éducation et la santé.

Et puis l’orchestre de la Konzerthaus à Berlin lance une drôle de campagne sur les réseaux sociaux. Les musiciens de l’orchestre se sont amusés à reproduire les sons de la capitale allemande avec leurs instruments : le bruit du U-Bahn, le métro de Berlin par ex, mais aussi celui de la Curry Wurst, la spécialité de saucisse qui fait la fierté de la ville. Pour découvrir tout ça en vidéo, c’est sur le site du Berliner Morgenpost.

Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.