Cela se passe à Yirimadio, dans la banlieue de Bamako, la capitale, c'est une histoire raconté dans le Guardian qui réconcilie avec l'humanité.

En prodiguant des soins gratuits et surtout en se déplaçant jusqu'aux populations, l'équipe a réussi à faire baisser la mortalité infantile de 95%
En prodiguant des soins gratuits et surtout en se déplaçant jusqu'aux populations, l'équipe a réussi à faire baisser la mortalité infantile de 95% © AFP / GODONG / BSIP

Pour commencer, il faut juste dire que Yirimadio n'a rien d'extraordinaire :

C'est aujourd'hui comme hier un quartier pauvre dans un pays, le Mali, qui reste un des pays les plus pauvres du continent. 2. 200 dollars de revenu annuel par habitant quand la France, par exemple, est vingt fois plus riche. Même constat pour la santé publique.

Le Mali est par exemple au sixième rang mondial en terme de pire taux de mortalité infantile : 115 décès en bas âge pour 1 000 naissances. Le taux français est 33 fois inférieur, à 3,5 décès pour 1 000 naissances. Les défis y sont donc immenses.

Ce quartier de Bamako a décidé de se retrousser les manches

Avec une équation particulièrement difficile : des centaines, voire des milliers de naissances annuelles et très peu de moyens pour soigner les mères comme les nouveaux-nés. Tout a commencé il y a 10 ans exactement.

En 2008, deux médecins ont eu l'idée toute bête d'aller au devant des malades : plutôt que d'attendre dans un dispensaire d’État que les malades viennent à eux, ils ont quadrillé deux heures par jour et six jours par semaines les rues de Yirimadio.

Ils entraient dans les cours et les masures pour proposer, lorsque c'était nécessaire, leur service gratuitement. Puis ils ont formé les personnels soignants à ces tournées quotidiennes, toujours selon le même principe : deux heures par jour, six jours par semaine. Et le résultat, au bout de 10 ans est spectaculaire : en 10 ans, le taux de mortalité infantile est passé dans ce quartier pauvre d'une capitale elle-même très déshéritée de 154 décès pour 1 000 naissances à 7 pour 1 000. Une baisse de 95% ! Un résultat qui tient du miracle.

De plus, une fois encore, rien n'a changé depuis le début : juste 2h de visite médicale quotidienne et ce, six fois par semaine. La vraie différence est aussi la gratuité des soins alors que lorsque les Maliens doivent aller eux-mêmes voir un médecin, ils payent. 

Cette gratuité a un coût : 8 dollars par an et par patient. Mais c'est un coût assurable, même par l'Etat malien, qui dépense moins d'1% par an de son budget en service de santé pour sa population. Autrement dit en passant à 2%, on pourrait obtenir le même résultat !

En Espagne on part à la rencontre d'un rappeur baléare 

Il s'appelle Josep Miquel Arenas, il a 24 ans mais les Espagnols le connaissent sous son nom de scène, Valtonyc. Il rappe en catalan Valtonyc, tout simplement parce que dans les îles Baléares, le catalan est la langue parlée par tous.

Mais il est devenu célèbre pour autre chose que la qualité de ses raps : il sera peut-être dans quelques jours ou quelques semaines, le premier artiste espagnol depuis la fin du franquisme a devoir faire de la prison à cause des parles de ses chansons.

Il a en effet été condamné définitivement le 22 février dernier, à 3 années et demi de prison pour « insulte au roi d'Espagne ». Un loi condamne toujours en Espagne le « lèse-Majesté » et cette loi est visiblement toujours appliquée.

Personne n'avait été condamné avant ce rappeur, sinon à des peines symboliques ou qui n'avaient pas résisté aux appels successifs. Sauf que le contexte aujourd'hui est différent : Valtonyc chante en catalan, à un moment où tout ce qui est catalan rend fou les Espagnols et donc les juges

Tous les appels ont été épuisés jusqu'à la Cour suprême et tous les juges ont confirmé les trois ans et demi de prison ! Il ne reste plus que la Cour constitutionnelle de Madrid, mais sans grand espoir. 

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