C'est un des conflits les plus ridicules opposant deux démocraties européennes : Athènes et Skopje.

Un confit autour d'un nom de pays : on se croirait chez Proust mais en bien moins intéressant !

Résumé des épisodes précédents : en 1991, la Yougoslavie se désagrègent en autant de républiques indépendantes et parmi elles, la Macédoine yougoslave, capitale Skopje. Et aussitôt, nait un problème toujours pas résolu : comment appeler ce nouveau pays ?

Logiquement, République de Macédoine. Sauf que la logique semble absente de cette région. La Grèce s'oppose mordicus à ce nom. Elle explique qu'il ne peut y avoir qu'une seule Macédoine : la Grecque, patrie d'Alexandre le Grand. Donc pas question !

Car la Grèce a les moyens de sévir ! Elle refuse que les Nations Unies mais aussi l'Union européenne et l'OTAN appelle le petite république du nom qu'elle voudrait se donner et qu'elle a toujours eu ! Elle impose « ancienne république yougoslave de Macédoine ».

Depuis 26 ans donc, la Macédoine yougoslave, dont l'indépendance est reconnue, s'appelle officiellement ARYM pour l'acronyme français ou FYROM, pour celui en anglais. De plus, Athènes bloque toute adhésion de sa voisine à toute institution internationale.

Pas question d'ouvrir des négociations avec l'Union européenne ou l'OTAN ! Les Grecs tentent quelques solutions, genre « République de Skopje », mais là ce sont les Macédoniens qui refusent : trop humiliant et surtout trop bête !

Mais une solution est peut-être en vue. A Skopje un nouveau gouvernement social-démocrate a été élu il y a 6 mois et à Athènes, le gouvernement de centre-gauche d'Alexis Tsipras aimerait bien décrocher une victoire diplomatique.

Des deux côtés on rediscute, après 3 ans d'interruption, et l'on commence même à évoquer des noms : Pas question de République de Macédoine du Nord, ça voudrait dire qu'il en existe une autre au sud. Par contre Nouvelle Macédoine... ça pourrait le faire !

En Algérie une liste de 900 produits interdits...

On sait que le pays est en crise à cause de la baisse des prix du pétrole et du gaz et l'on sait aussi qu'Alger manque de devises. La dernière trouvaille du gouvernement est donc d'interdire l'importation de plus de 900 produits. Et ce dès janvier prochain !

Une mesure qui devrait, selon le gouvernement, éviter la sortie d'un milliard et demi d'euros annuels. Je ne résiste pas au plaisir de vous détailler cette liste à la Prévert et non exhaustive, qui témoigne de l'absurdité d'une mesure purement arbitraire :

« Les fromages, les fruits, (mais pas la banane), les légumes, (mais pas l’ail), les thons, les chewing-gums, bonbons et chocolats, les viennoiseries, les pâtes alimentaires, les conserves de légumes, les confitures, les gelées, les soupes et potages, les eaux minérales, les produits plastiques finis et semi-finis, les caisses et caissettes, le papier hygiénique, le marbre et le granite, les moissonneuses-batteuses, les robinets, les câbles, les tracteurs, les meubles, les lustres, les produits hygiéniques, le ciment, l'électroménager et les téléphones portables... »

Dans les rayons des supermarchés, épiceries etc, des produits vont manquer à l'appel en 2018 en Algérie
Dans les rayons des supermarchés, épiceries etc, des produits vont manquer à l'appel en 2018 en Algérie © Maxppp / BENSALEM/APP
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