Il s'agit du dernier clip d'un rappeur localement très célèbre appelé Namewee. Il appartient à la minorité chinoise, une minorité qui représente tout de même un quart de la population. Une minorité souvent mieux éduquée, plus citadine et donc souvent plus riche que les Malais qui en conçoivent une certaine rancœur.

 Namewee en 2017
Namewee en 2017 © Maxppp / RITCHIE B. TONGO/EPA/Newscom

Il y a eu des émeutes et des morts dans l'histoire malaise récente. Bref, notre rappeur décide, c'était le 10 février dernier, de sortir un nouveau clip fêtant à sa manière assez potache le nouvel an chinois et l’avènement de l'année du chien. 

La chanson est rigoureusement sans intérêt 

Ce sont des aboiements de chien dans toutes les langues possibles et imaginables. Rien de plus. Et pourtant, ça a suffit pour que des associations musulmanes portent plaintes pour « insultes à l'islam ».

Le chanteur est désormais recherché et la police n'a pas réussi à mettre la main dessus, tout bêtement parce que, prudemment, il s'est réfugié à l'étranger. Mais la question est surtout qu'est-ce qui a bien pu déplaire aux religieux malais dans cette chanson ?

D'abord, il y a les chiens qui sont réputés impurs en islam. Les imams ont pris ça pour une provocation. Ensuite, lorsqu'on regarde bien la vidéo, il y a effectivement un minaret au fond à gauche.

Conclusion des associations : cette vidéo a délibérément été tournée devant une mosquée : le scandale était servi ! Reste qu'évidemment cette plainte assure le succès de la vidéo qui a été vue près de 800 000 fois depuis sa sortie début février.

En Italie, une innovation assez étonnante

L'idée est assez simple et part du quotidien de deux mères de famille. A chaque fois qu'elles emmènent leurs enfants chez le médecin, c'est le drame : la blouse blanche suffit à déclencher une crise de pleurs et de cris.

Leur idée est donc toute simple : pourquoi ne pas faire de cette blouse blanche si anxiogène, un jeu. Elles ont donc imaginé une blouse de médecin à colorier ! Sur la blouse, des petits personnages en noir et blanc, des feutres dans les mains des enfants.

Et le tour est joué : pendant que le médecin ausculte, les enfants sont occupés à colorier la blouse qu'il porte. Leur idée semble avoir conquis à la fois un fabricant et un syndicat de médecins. La production a déjà commencé !  

L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.