Par Christian Chesnot

Pour financer les derniers travaux des Jeux Olympiques qui doivent débuter le 5 août prochain, le gouverneur de l'Etat de Rio vient de décréter l'état de calamité publique. Autrement dit, les caisses sont vides et donc pour boucler les derniers chantiers, le gouverneur pourra prendre des mesures exceptionnelles.

Il s'agit par exemple de financer la dernière ligne droite des travaux de la nouvelle ligne de métro qui doit relier le quartier chic d'Ipanéma au quartier général des Jeux.

Le problème, c'est que l'Etat de Rio traverse une crise économique et sociale sans précédent, la situation est qualifiée de "tragique" par les autorités locales. "Je n'avais rien vu de tel au Brésil, ni dans l'Etat", explique le gouverneur de Rio.

L'état de Rio est victime de la chute des cours du brut, ce qui signifie moins de taxes, moins de revenus tirés des puits de pétrole situés dans le sud-est sur la cote Atlantique.

En plus, Pétrobras, le géant pétrolier brésilien, est dans la tourmente avec cet immense scandale de corruption qui ravage la classe politique du pays..

Résultat : non seulement, il n'y a plus d'argent pour boucler les travaux des JO mais en plus, on assiste à un effondrement politique et social. Les enseignants sont en grève depuis le 2 mars et doivent recevoir leurs salaires du mois de mai en plusieurs paiements.

Des coupes claires sont décidées dans tous les secteurs, l'éducation, la santé, la police, pour arrêter l'hémorragie financière. La presse brésilienne rapporte même que la morgue de l'Etat n'accueille plus de cadavres parce qu'elle est aujourd'hui paralysée par le chaos économique et social.

Les organisateurs des Jeux vont tout faire pour que ces deniers aient lieu à la date prévue. Ils vont devoir faire appel au gouvernement fédérale pour obtenir une dernière rallonge budgétaire. Le gouverneur de Rio parle d'optimisation de la gestion publique, ce qui signifie une nouvelle réduction des dépenses. On parle aussi d'une vague de privatisation pour trouver de l'argent frais...

Bref, pour Rio, les J.O ressemblent plus à un chemin de croix qu'à un 100 mètres plat !

Une femme à la tête de la mairie de Rome

La victoire de Virginia Raggi du Mouvement 5 Etoiles fait les gros titres de la presse européenne. La Libre Belgique interprète cette victoire comme une volonté des Romains de tourner la page, car ils sont fatigués de partis traditionnels, du clientélisme et des incivilités devenus quotidienne.

Le Guadrian de Londres note que Virginia Raggi, maintenant élu, devra affronter une classe politique machiste.. Et c'est un sacré défi : avant l'élection, rappelle le journal, Silvio Berlusconi avait refusé de donner l'investiture à une candidate, parce selon lui, sa grossesse était incompatible avec une fonction élective...

Aux Etats-Unis, Donald Trump favorable au "profilage" des musulmans

Pour lui, "c'est du bon sens"...rapporte le Washington Post. "D'autre pays le font, comme Israël, et ils obtiennent de bons résultats", explique le futur candidat républicain à la Maison Blanche qui se dit favorable à une forme de fichage ethnique pour combattre le terrorisme aux Etats-Unis.

Le journal estime que si cette mesure était mis en oeuvre, il s'agirait alors d'un changement sécuritaire radical pour le pays.

En Angleterre, la presse se déchire autour du "brexit"

Il faut choisir son camp, et ce matin The Independent prend position dans un éditorial : "Le bon choix c'est de rester", titre le journal qui explique que "ce n'est pas de la lâcheté mais au contraire de la confiance, il ne s'agit pas d'un vote du passé mais pour assurer un avenir radieux."

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