Ils ont 25 et 30 ans, ils ont été élus en septembre dernier et doivent prêter serment depuis la semaine dernière.

Le problème c'est que le serment qu'ils doivent prononcer ne leur convient pas, du coup ils ont décidé de changer quelques formules.

Depuis la rétrocession de Hong Kong par la Grande Bretagne à la Chine en 1997, la place financière asiatique est régie par un principe : « un pays, deux systèmes ». Et c'est là que Yo Waï Ching et Baggio Leung ne sont pas d'accord. ils refusent que Pékin vienne mettre son nez dans la politique hongkongaise et réclament plus d'autonomie.

Et cela fait deux fois que leurs tentatives de prêter serment dégénèrent. Hors de question pour eux de courber l'échine et de se soumettre. Lors de leur première apparition, les députés en herbe ont évoqué dans leur serment « la nation Hong Kong » en déployant une banderole : « Honk Kong n'est pas la Chine !!! »

Avant-hier la cession parlementaire n'a duré que 19 minutes. Les députés pro Pékin, leurs adversaires, ont quitté la salle et demandé que les deux moutons noirs présentent des excuses, le tout devant la presse mais également devant d’autres élus favorable à l'autonomie, qui leur jetaient des morceaux de pain et des bouts de viande ! Un joyeux bazar jamais vu dans le paysage politique hongkongais !

Yo Waï Ching et Baggio Leung s'illustrent comme les héritiers de la révolution des parapluies : cette série de manifestations pacifistes qui remonte à 2014. A l'époque, des centaines de milliers de personnes s'étaient rassemblées pour protester contre le pouvoir central de Pékin qui, selon eux,. encore aujourd'hui, ne respecte pas la loi (entrée en vigueur lors de la rétrocession en 97) selon laquelle le chef de l'exécutif de Hong Kong doit être élu au suffrage universel. Cette loi, la Chine n'en veut pas. En 2012, le gouvernement chinois a d'ailleurs clairement désigné son candidat : l'actuel chef du parlement. De nouvelles élections auront lieu en 2017 et le rapport de force est engagé pour obtenir un « authentique » scrutin au suffrage universel.

On est encore loin du but, mais nos deux députés sont en train de réaliser ce pour quoi ils ont été élus : introduire le débat sur l'indépendance à l'intérieur du parlement hongkongais.

  • Dans la presse internationale, les principes démocratiques malmenés aux quatre coins de la planète

« Donald Trump refuse de dire s’il acceptera le résultat des élections » : c’est ce que retient le South China Morning Post à la suite du troisième et dernier débat de la campagne présidentielle américaine cette nuit. Un commentaire qui a « stupéfait » toute l’Amérique, affirme la correspondante du quotidien El Pais.

Les reporters britanniques du Telegraph s’arrêtent eux sur la réplique d’Hillary Clinton qui qualifie son adversaire de « marionnette » du leader russe Vladimir Poutine.

Le Burundi Daily nous indique que son pays est le premier à claquer la porte de la justice internationale. En effet, le président Nkurunziza vient de faire voter une loi qui va conduire le Burundi à retirer son nom des membres signataires du Statut de Rome.

Et au Brésil, Eduardo Cunha passera bien par la case prison. Le journal Globo signale son incarcération pour corruption aggravé et entrave à la justice. Eduardo Cunha, ancien président de l’assemblée brésilienne était à l’origine de la procédure d’impeachment contre Dilma Rousseff.

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