Par Christian Chesnot

Depuis samedi dernier, les autorités ont imposé un couvre-feu sur l'Internet. 

Le blocage doit durer jusqu'à jeudi prochain, c'est-à-dire jusqu'à la fin des épreuves du baccalauréat.

On se souvient que début juin, les sujets du bac avaient été diffusés sur les réseaux sociaux : un scandale qui était devenu une véritable affaire d'Etat...

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal avait qualifié la fraude d'atteinte à la sécurité nationale. En fait, c'était sa ministre de l'éducation, Nouria Benghabrit qui était visée par les conservateurs de tous bords. Elle était dans leur collimateur depuis qu'elle s'était lancée dans une réforme du système d'enseignement complètement sinistré...

Résultat : depuis dimanche dernier, 550 000 lycéens sur 800 000 repassent les épreuves du bac, et cette fois sous haute surveillance.

Et pour éviter toute nouvelle fraude, les autorités algériennes ont employé la méthode forte. Pas question de subir un nouvel affront. Le gouvernement n'a pas seulement bloqué l'accès aux réseaux sociaux, il a mis sous cloche tout le réseau.

"Le débit est anormalement bas " a pu constater le journal Al-Watan qui constate que tout le monde est touché, prestataire de services, sociétés, médias et évidemment le café internet...

Le journal ajoute qu'avec ou sans le bac, l'accès internet en Algérie est un luxe, où seulement 2 millions de personnes ont l'ADSL sur une population de 40 millions.

Il n'y a pas que l'Algérie qui a été victime de fraude internet pour ce bac 2016.

Dans le monde arabe, le bac est plus qu'un sésame pour la vie professionnelle, c'est presque une bouée de survie, d'où un enjeu presque existentielle pour les lycéens et les familles qui paient des fortunes en leçons particulières...

Le Maroc a lui aussi été touché par des fraudes cette année... plusieurs personnes ont été arrêtées début juin... Même chose en Egypte qui a aussi été victime d'une fuite dans les réseaux sociaux qui fait aussi scandale qu'en Algérie.

"Pour tricher, les lycéens innovent", a reconnu le ministre de l'éducation égyptien... "Ils utilisent des montres, des oreillettes bluetooth, des lunettes, des portables".

Bref, l'imagination des jeunes semblent sans limite pour décrocher ce sacré bachot!

Le Sénat américain rejette un projet de limitation des armes à feu.

"Une semaine après Orlando, écrit dans éditoral le Washington Post, les républicains protègent le droit des terroristes à porter des armes". Une nouvelle loi n'aurait pas empêché le massacre, poursuit le journal, mais il y a une situation absurde dont sont parfaitement au courant les parlementaires... les terroristes peuvent acheter en toute légalité des armes!"

En Angleterre, les anti-Brexit repassent en tête...

On a l'impression d'une course poursuite infernal entre les deux camps... ce matin, le Telegraph publie un sondage en une où les partisans de l'Europe obtiendraient 53% des voix contre 46% aux supporters du Brexit. Malgré tout, le journal de Londres considère que l'issue du réferendum sera serrée jusqu'au bout...

En Israël, Netanyahou intensifie la colonisation dans les territoires palestiniens

Le gouvernement israélien vient de débloquer une nouvelle enveloppe de 18 millions de dollars pour les colons juifs de Cisjordanie, rapporte le Guardian. Pour Benjamin Nétanyahou ce coup de pouce financier est destiné à renforcer la sécurité, aider les PME et encourager le tourisme...

A lire aussi dans le quotidien israélien Haaretz, une enquête le stress hydraulique chez les Palestiniens après des coupures de la compagnie de distribution israélienne Mekorot.

La journaliste Amira Haas explique que depuis deux semaines des dizaines de milliers de Palestiniens n'ont plus d'eau courante à la maison des Palestiniens qui doivent acheter au prix fort de l'eau minérale pour leur consommation.

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