Au début des années 50 et le gouvernement communiste de l'époque nationalise des dizaines de milliers d'immeubles et d'entreprises, spoliant des milliers de propriétaires.

Dans le ghetto juif de Varsovie dans les années 1940
Dans le ghetto juif de Varsovie dans les années 1940 © AFP / Afp

A la chute du communisme, croyant bien faire, une loi très vague qui par exemple ne fixe aucune procédure est votée. Elle autorise la restitution de ces biens spoliés. C'est à ce moment-là qu'interviennent les habituels aigrefins et autres affairistes.

Ils rachètent pour une bouchée de pain des titres de propriétés à des personnes souvent faibles et très âgées et font des fortunes en quelques années en revendant terrains ou bloc d'appartements vidés des leurs habitants et hâtivement refaits à neuf.

C'est ce qu'on reproche à l'actuel maire de Varsovie ? Plutôt à son mari, même s'il est difficile d'imaginer que Mme Gronkievicz-Waltz ne savait rien de sa fortune soudaine. L'affaire se corse d'autant que les ayant-droits de cet immeuble en plein Varsovie sont des familles juives exterminées dans les camps.

Donc, première conclusion : la maire est une méchante femme, épouse d'affairiste, affairiste elle-même et elle mérite bien un procès. Les premières audiences auront lieu à la fin du mois de juin. Dans 8 jours.

Sauf qu'évidemment, rien n'est aussi simple en Pologne : Mme Gronkievicz-Waltz est membre d'un parti, la Plateforme civique, qui est en guerre contre les conservateurs catholiques du PIS au pouvoir. Des conservateurs qui adoreraient récupérer Varsovie. Donc, en résumé, elle fait aussi l'objet d'une sorte de procès politique. Parce que la commission devant laquelle elle est convoquée pour s'expliquer à été nommée par le gouvernement. Ce n'est pas un tribunal de justice ordinaire. Une commission à visée politique et devant laquelle la maire refuse de comparaître.

Mais, par ailleurs, on ne peut pas comprendre la popularité du PIS, un parti ultra-catholique, anti-avortement, anti-gays, si l'on se sait pas que ceux qui l'ont précédé au pouvoir, dont la maire de Varsovie, se sont servis en toute impunité pour s'enrichir vite.

Un nouvel attentat terroriste, en Belgique

Et la presse Bruxelloise s'est mise en mode « édition permanente » dès hier soir et sur internet. Avec une petit différence mais que je trouve notable entre presse française et presse belge francophone : comment dire la mort du terroriste ? Le Soir et la Libre Belgique titrent en cœur : « le suspect est décédé » ou encore a été « neutralisé » pour Le Vif L'Express, un hebdo. En France, ce terroriste de la gare centrale de Bruxelles, et décrit comme ayant été abattu, comme un animal.

En Grande-Bretagne, le terrorisme ne quitte pas la une

Et c'est commentaire de The Independent sur l'attaque de la mosquée de Finsbury Park que j'ai retenu : « pour que des innocents soient ainsi visés dans la rue, il faut deux conditions : d'abord une incitation à la haine et ensuite, sa banalisation ».

C'est la répétition de la haine anti-musulmans qui finit par installer cette banalisation. Politiques mais aussi médias ont leur part de responsabilité : « après l'attentat de Manchester une célèbre éditorialiste du Daily Mail, Katie Hopkins, avait écrit :

« Il faut une « solution finale » contre les islamistes radicaux ». La vérité, c'est que Hopkins et les siens, avec leurs commentaires, ont exprimé une différence coupable entre « eux » et nous » et ont donc contribué à bestialiser l'autre, le musulman.

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